Holy Motors

Origine:
  • France
Genre:
  • Drame
Public: Tout public
Année de production: 2012
Date de sortie: 11/07/2012
Durée: 1h55
Synopsis : De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?

Actualités du film Holy Motors

César: "Amour", "Camille redouble" et "Les adieux à la reine" favoris

Les nominations sont tombées et la Belgique est bien représentée

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Horaires du film Holy Motors dans le cinéma CINEMATEK
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dimanche 30/11 VO   S.t. nl Ana
21:30

Avis des internautesdu film Holy Motors

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Publié le 8 janvier 2013
1. Holy Motors (Leos Carax, 2012) 2. Laurence Anyways (Xavier Dolan, 2012) 3. Italie – Allemagne (Euro 2012) 4. The Plague Dogs (Martin Rosen, 1982) 5. Keep The Lights On (Ira Sachs, 2012) 6. Moonrise Kingdom (Wes Anderson, 2012) 7. Take Shelter (Jeff Nichols, 2012) 8. Cosmopolis (David Cronenberg, 2012) 9. Shelter (Dragomir Sholev, 2012) 10. Into the Abyss (Werner Herzog, 2011) 11. Millenium, the Girl With the Dragon Tattoo (David Fincher, 2012) 12. Un Amour de Jeunesse (Mia Hansen-Løve, 2011) 13. Unter Dir Die Stadt (Christoph Hochhäusler, 2010) 14. In Another Country (Hong Sang-Soo, 2012) 15. Camille Redouble (Noémie Lvovsky, 2012) 16. 21 Jump Street (Phil Lord, Chris Miller, 2012) 17. Oslo, 31st August (Joachim Trier, 2012) 18. Prometheus (Ridley Scott, 2012) 19. Les Chants de Mandrin (Rabah Ameur-Zaïmeche, 2012) 20. Sport de Filles (Patricia Mazuy, 2012)

Publié le 2 janvier 2013
L'année est terminée, c'est l'heure des tops cinéma. Publiez les vôtres ! Voici le mien : 1. (loin devant) HOLY MOTORS, Leos Carax / 2. TWIXT, F.F.Coppola / 3. PODSLON (SHELTER), Dragomir Sholev (inédit) / 4. TAKE SHELTER, Jeff Nichols / 5. UNTER DIR DIE STADT, Christoph Hochhäusler / 6. COSMOPOLIS, David Cronenberg / 7. INTO THE ABYSS, Werner Herzog (inédit) / 8. LAURENCE ANYWAYS, Xavier Dolan / 9. THE DAY HE ARRIVES, Hong Sangsoo / 10. TABU, Miguel Gomes / 11. 4H44, DERNIER JOUR SUR TERRE, Abel Ferrara (inédit) / 12. LA FOLIE ALMAYER, Chantal Akerman / 13. LES CHANTS DE MANDRIN, Rabah Ameur-Zaïmeche / 14. MEKONG HOTEL, Apichatpong Weerasethakul / 15. VOUS N'AVEZ ENCORE RIEN VU, A. Resnais / 15bis. LIKE SOMEONE IN LOVE, Abbas Kiarostami (inédit). Et j'ajoute deux mentions honorables, une pour KOI NO TSUMI/GUILTY OF ROMANCE (inédit) de Sono Sion, qui ressemble au film que réaliserait le Marquis de Sade s'il vivait aujourd'hui (il ferait d'ailleurs sûrement du cinéma), et une autre pour le très beau, quasi-testamentaire MY SOUL TO TAKE de Wes Craven. 2012, moins grandiose, romantique, eschatologique et tranchante que 2011, a été l'année de quelques « happy few », élus de cœur depuis longtemps, qui ont épinglé à leur filmographie une voire plusieurs directions complètement inattendues (exactement ce qu'on attend d'eux). Leos Carax évidemment, mais aussi Abel Ferrara et Hong Sangsoo. C'est l'occasion de pousser un nouveau coup de gueule envers distributeurs et exploitants : les films de ces deux derniers cinéastes, qui sont parmi les plus importants en activité aujourd'hui, ne sont toujours pas distribués en Belgique, malgré les sélections cannoises systématiques de Hong, la présence de Willem Dafoe chez Ferrara et celle de Isabelle Huppert dans In Another Country. Moins réjouissant que les bêlements de cette dernière et l'imbroglio désormais culte du « lighthouse » dans le film précité, le Cosmopolis de Cronenberg a peiné à trouver son public... et à le garder ! Les projections furent nombreuses (les commentaires sur le film en témoignent) où la salle se vidait petit à petit. Taxé d'hermétique, d'opaque par ceux qui s'attachent encore superficiellement à l'anecdote du récit et des dialogues, Cronenberg a pourtant offert le film qui était le miroir le plus exact et dé-poli tendu à notre époque, terrifiant et grotesque, tragique et comique souvent au sein de la même scène. Sans aucun doute, Cosmopolis, Holy Motors, Take Shelter, n'en déplaisent à leurs détracteurs, sont des films dont on parlera encore dans 50 ans. Jeff Nichols justement, dont le Take Shelter sorti en janvier (présenté en mai 2011 à la Semaine de la Critique) réalise un exploit en s'étant si bien fiché dans les mémoires qu'on s'en souvient encore à l'heure de faire les tops de décembre, en attendant son élégant « Mud » (bien qu'inférieur) présenté à Cannes, pour juin. On a beaucoup jasé sur l'apparente mollesse de la sélection cannoise, effectivement bardée de quelques films ratés et anachroniques (Lawless, The Angel's Share, Paperboy,...) quand ils n'étaient tout simplement pas ignobles et souvent idiots (Amour, De Rouille et d'Os, Paradise:Liebe, Au-delà des Collines, Jagten en sélection officielle, Trois Mondes, Despues de Lucia à Un Certain Regard) mais il ne faudrait pas oublier que le Kiarostami, le Resnais, le Carax, le Hong Sangsoo, le Cronenberg, le Xavier Dolan et le Wes Anderson sont bien les films qui ont fait l'année et ne pas occulter les très beaux Aqui Y Alla, Sofia's Last Ambulance et Augustine montrés (et primés pour les deux premiers) à la Semaine de la Critique ; Rengaine, Camille Redouble, The We & The I de Gondry (dont on dit beaucoup de bien) à la Quinzaine des Réalisateurs ; La Tête La Première à l'ACID et une très belle séance spéciale d'un moyen-métrage d'Apichatpong Weerasethakul, Mekong Hôtel (diffusé début décembre sur Arte), sorte de balade blues languide et fantomatique d'un hôtel à la dérive (on dirait un paquebot enlisé) qui venait nous rappeler gentiment, sans esbroufe et avec un humour d'un calme olympien que Weerasethakul est le meilleur pourvoyeur d'ambiances, de textures sonores et de sensations du cinéma contemporain. Plus encore, il fait partie de ces films et de ces cinéastes, avec le Tabu de Miguel Gomes et Holy Motors de Carax, qui parviennent à réactiver, avec peu de moyens, la magie des premières heures du cinéma, cette promesse de sidération offerte du cinéaste à son spectateur, une sorte de croyance primaire et totale qui conjugue archaïsmes techniques avec un brouillard de nostalgie cinéphilique. Les festivals, jusque dans l'idée dérivative d' « auteurisme » qu'ils colportent, restent les baromètres les plus importants d'une année de cinéma. Berlin a primé le beau « Cesare Deve Morire » des Taviani et de Venise on attend le Brian De Palma (« Passion », remake de Crime d'Amour de Corneau) et surtout le « Spring Breakers » de Harmony Korine. Les festivals belges, même s'ils ne jouent pas dans la même cour, reste des territoires encore à topographier, pour lesquels une fouille approfondie peut révéler des pépites cachées. Mons montrait par exemple un des meilleurs films de l'année, « Podslon » (Shelter) de Dragomir Sholev, qui confirme la bonne santé du cinéma bulgare (après Avé de Bojanov, Eastern Plays de Kamin Kalev et Sofia's Last Ambulance de Ilian Metev) à coups de paris de mise en scène racés, absurde à la roumaine sur le sujet du clivage des générations et ironie grinçante sur le naturalisme tire-la-tronche du cinéma d'auteur actuel. Il ne reste qu'à vous souhaiter une belle année 2013, pleine de cinéma. Meilleurs vœux à toute la Communauté CINEBEL.

Publié le 19 septembre 2012
Pur OFNI à voir de toute urgence en ces tristes temps désenchantés. Bien sûr, c'est très "référentiel", un peu "mécanique", mais sacrément persistant sur la rétine et dans l'âme du bienheureux cinéphile.

Publié le 9 août 2012
Comme tout amoureux du cinéma Carax est dans le pur fantasme, à l’instar de Lynch, Tarentino ou Cronenberg. Cependant chez Carax la mise en scène n’est pas le moyen d’atteindre une certaine perfection mais plutôt de générer un souffle, une force vitale qui donnera au film sa forme si débridée. On voit donc Denis Lavant vivre avec une intensité telle qu’il peut mourir plusieurs fois. Il repartira de plus belle jusqu’à ce pic mélodramatique digne des grands classiques hollywoodiens. Tout revient à la beauté du geste comme le dit Lavant qui de personnage multiple devient rapidement l’interprète vibrant de cet hommage au cinéma. Car ce n’est pas à une performance que l’on assiste mais bien à une déclaration ultime : un film est un geste unique qui vient d’on ne sait ou et qui nous transperce de part en part. Et de maintenir le spectateur dans un état d’inconscience voir d’ébriété qui ne lui donne pas nécessairement envie de comprendre ce qui se passe, mais plutôt de se laisser aller à cette jouissance par l’image. Contrairement aux films lisibles et intelligibles qui envahissent les écrans de leur sinistre platitude Holy Motors garde sa part de mystère (justement parce qu’il ne s’adresse pas directement à l’intelligence du spectateur) mais paradoxalement se donne à voir facilement, dans l’évidence de son geste. La générosité et la liberté totale de l’acte créateur, voila la démarche artistique salutaire qui nous est proposée. Enfin!

Publié le 5 août 2012
Bien sûr tout n'est pas mauvais dans ce film comme j'ai pu le lire ou l'entendre. C'est original et on sent un réel savoir faire au niveau du "style", de l'image ou encore de la mise en scène mais au-delà de ça c'est assez creux même si c'est sensé faire "réfléchir". Beaucoup de scènes sont vides de sens. On peut clairement parler ici de "masturbation intellectuelle" et de maniérisme. Ce qui sauve sans doute le film c'est que malgré tous ses défauts, il respire d'amour pour le cinéma. Pour cinéphiles pas trop exigeants.

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