Balaen

Balaen
  • Ville : Vellereille
  • Membre depuis le 13/02/2007
  • Nombre de critiques : 8
Publié le 21 mai 2012
Proprement Proprement G-E-N-i-A-L ! Mais où vont-ils chercher tout çà ? Une magnifique rétrospective de tous les clichés les plus éculés du genre depuis 50 ans... (à commencer par l'indispensable "pistolet laser") On peut même utiliser le mot "anthologie", pour une fois à bon escient. Il ne manque p-ê que Zorro (inconnu en Amériques ?) Mais par contre Batman et ses joyeux "tours" paraissent omniprésents. Le tout ficelé avec un brio étourdissant; c'est-à-dire encollé et enfourné avec une désinvolture mécanique qui affiche clairement et sans honte son ambition strictement commerciale. Du moment qu'on rajoute une bonne couche de crême-à-effets spéciEux... Miser sur les poncifs et la crétinerie de la grosse majorité du "public", ça rapporte généralement plus que se creuser les méninges, ou simplement d'avoir un peu de fantaisie et d'imagination. On est à cent lieues d'un Tim Burton... et pourquoi s'en faire puisqu'il suffit de singer son K. Dick -Spielberg ? (ad nauseum)

Publié le 20 juillet 2011
Bravo en effet à ce film, qui réussit ce tour de force de constituer à lui seul une anthologie complète de tous les poncifs et autres (bouts de) ficelles "obligatoires" pour composer un film destiné "au jeune public". Et quand je dis anthologie, rien ne nous est épargné, je pourrais remplir 5 pages à énumérer tous les ingrédients. Malheureusement,enfiler les "bons" ingrédients ne suffit pas à faire du cinéma, et encore moins un film valable. Au lieu de cela, on a un "produit" indigeste destiné à "un marché"... Quant aux jeunes pré-ados qui constituent icelui, je me pose la question de savoir si il est aussi "bon public", c'est-à-dire pourvu du sens critique d'une crevette, que les instigateurs le postulent. A côté, Joly Jumper faisait pour moi figure de chef-d'oeuvre. Et ne parlons surtout pas de littérature... On se demande toujours ce que Kusturica est allé faire dans cette trière.

Publié le 21 octobre 2008
Je suppose que le fait d'avoir entendu -grosso modo- comment se terminait le film, avant de l'avoir vu, n'a pas aidé. Mais enfin... Même sans cela, je suis certain que j'aurais quand même eu cette impression pénible, du début à la fin, d'être "mené en bateau". Sans doute, les acteurs sont formidables; de grands "pros". Sans doute, ils sont très bien dirigés -pas toujours, mais presque-. Sans doute, la caméra est excellemment tenue. Spécialement au début du film, restituant l'ambiance des rues de Bangkok de manière assez... formidable, sans parler de réalisme. Il reste une histoire à laquelle on ne croit pas une seconde, et qui vire finalement aux poncifs de la série "Z" la plus kitch. Quelques soient les symboliques -oh, si lourdes- que le réalisateur y a projeté.

Publié le 21 octobre 2008
"Un" seul mot: Pathé. Tique.

Publié le 29 décembre 2007
Vu cette veille de Noël à Mons. Comme j'essaie souvent de le faire -sans toujours y parvenir-, j'ai été voir ce film sans avoir lu ni ouï la moindre critique ni même compte-rendu. Ma mère m'avait seulement dit qu'il s'agissait d'une histoire de maghrébins vivant en France, sans plus. Bon, je suppose qu'en une autre époque, on aurait appelé ce genre de cinema du "naturalisme" ? En tout cas, pour être dans une réalité dense, là on y est en plein. Densément vivante, et je dirais même: volubile. Même si le personnage principal, tout algérien qu'il soit -comme la famille qui occupe le reste de la scène- est lui plutôt du genre renfermé. Seul aussi dans le film à toujours s'exprimer en français avec difficulté, malgré ses 30-40 ans de service sur les chantiers navals de France. Cela aussi correspondt d'ailleurs à une vérité bien vérifiable: tous les méditérannéens ne sont pas des extravertis. Surtout les hommes. Les maghrébins encore moins que les français. Mais ici, les femmes donnent le change. Du moins lors des repas familiaux. Je ne peux pas dire que j'ai là découvert une planète totalement nouvelle, mais encore une fois le "rendu" particulièrement dense est impressionant. Plus vrai que nature; on ne peut d'ailleurs que tirer son chapeau avec la plus grande révérence à toute la brochette de commédiens, professionnels ou non. Car rien ne me paraît plus difficile de jouer son propre personnage (ou en tout cas un personnage de son propre "milieu") sans tomber dans la caricature. Ils le font tous avec un tel naturel qu'on se sent plus dans du cinema documentaire que dans la fiction. D'ailleurs le scenario ne départ pas non plus du réel le plus "ordinaire". Même si l'intensité des scènes, comme la sincérité des acteurs, en fait une tragédie digne du théâtre antique. C'est dire combien ce film de la vie ordinaire, s'il n'est pas dépourvu de longeurs, et s'il n'a rien d'un film a suspens, est loin d'être banal.

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