Isarasmo

Isabelle
  • Ville : Bruxelles
  • Membre depuis le 04/08/2008
  • Nombre de critiques : 8
Publié le 9 octobre 2009
Que dire de plus que les autres, sinon qu'il faut courir le voir ? Un an d'attente récompensée, un petit bijou du genre, entre Alien Nation et Apartheid. A noter : la subtile transition entre le mockumentary et le "vrai" film d'action, le jeu époustouflant du néophyte Sharlto Copley et la violence omniprésente (tant psychologique que visuelle) mais qui évite l'écueil facile de la surenchère. Encore une bonne leçon de cinéma pour Hollywood : entre les Anglais, les Espagnols, les Néo-Zélandais et, maintenant, les Sud-Africains, les ricains ont de la concurrence (bon, ok, y'a eu l'excellent Cloverfield de JJ Abrams...)

Publié le 18 août 2008
Pixar a fait fort, très fort, avec ce wall-e décidément aussi intelligent qu'attachant. 90% du film sans paroles, il fallait le faire. Une sacrée leçon de cinéma pour ceux qui s'imaginent que la débauche d'effets spéciaux ou les dialogues chocs sont passages obligés. Wall-e sait rester sobre, sans pour autant sombrer dans le simpliste. Effectivement, le seul vrai hic du film est que les plus petits ne saisiront à coup sûr pas le message central du film.

Publié le 4 août 2008
J'attendais le second opus de Batman avec impatience. Surtout depuis qu'on avait annoncé Heath Ledger en Joker (grande fan depuis bieeeeen longtemps) et Aaron Eckhart en Harvey Dent/Two-face (m'avait éclatée dans "Thursday" et "Thank You for Smoking"). Batman Begins (et non pas Returns, monsieur de la Libre...) m'avait scotchée, je n'en attendais donc pas moins du Dark Knight. Et bien, je n'ai pas regretté mes maigres euros ! Le Joker nous livre un personnage terrifiant, malsain et cependant attachant (comment ça, il manque de charisme, le Joker New Generation ?! En une seule scène, il conquiert son public ! je pense évidemment au tour de magie du crayon, petite démonstration de passe-passe bluffante que je conseille vivement à ceux qui n'ont pas encore vu le film. Qu'est-ce que vous foutez encore là ?! allez, hop ! au ciné !) dont on guette chaque apparition, reléguant loin derrière lui Batman, pourtant rôle-phare. Mention également pour Harvey Dent/ Two-face en Chevalier Blanc charismatique. En dire plus sur ces deux-là serait révéler le coeur du scénar de cette nouvelle plongée dans les enfers de l'âme humaine menée de main de maître par les frères Nolan (l'un au scénar, l'autre à la réalisation, rendons à Cesar, etc.) et, surtout, gâcher le plaisir des futurs spectateurs. Et pourtant, le clavier me brûle de vous en dire plus, de m'étendre sur la psychologie de chacun et sur l'intelligence, la profondeur et l'émotion tant rendues que générées par le film (rhaaa, cette excitation et ce gloussement de plaisir à la première scène du film...on aurait cru la salle remplie de dizaines de petits Jokers !) Bref, un excellent moment, long, c'est vrai, mais sans longueurs, c'est rare. Gotham pas assez sombre ? peut-être, mais ce qui rend une ville sombre, ce ne sont pas quelques gargouilles et un crépuscule éternel. L'esprit et les moeurs de ses habitants, toutefois... En ce sens, on ressent plus encore la divergence de vision entre les deux réalisateurs notables (on évitera de parler de Schumacher, même si Batman Forever est assez bon) de Batman : Burton est un esthète visuel, gothique et ancré dans l'émotion par l'image. Il s'approche en ça très fort du comics, dont il a fait une adaptation grand écran innovante pour l'époque (rappelez-vous de la série batman-pyjama des années 60 !) et proprement époustouflante. Nolan, lui, est un manipulateur d'âmes. Sa Gotham, pour être claire et ensoleillée, n'en est pas moins terriblement noire, sitôt qu'on gratte son vernis et qu'on découvre la fange infecte et nauséabonde qu'elle nourrit en son sein. Burton flirte avec la Gorgone, Nolan avec les Sirènes, l'un adapte, l'autre transpose...les deux ont réalisé un travail remarquable.

Publié le 21 avril 2006
Je ne peux qu'être à 100% d'accord avec le commentaire de Lancelot. Un film magnifique, abordant avec beaucoup de délicatesse un sujet difficile et demandant à ses spectateurs une certaine expérience de la vie pour l'apprécier à son juste titre. Voir deux gars assumant leur homosexualité en superman face à une communauté violente et rustre, c'était ça qui aurait été un classique américain débile. Mais voilà, Superman, c'est un mythe, créé pour oublier l'homme lambda... N'oubliez pas que le Texas et les états d'Amérique profonde ne vivent, aujourd'hui encore, pas à la même époque que nous (à ce sujet, visionner certaine oeuvre de Mr Moore) et qu'en réalité, même chez nous, des gens peuvent se faire tabasser, violer, tuer, ... au milieu d'une foule qui joue à l'indifférente. Alors quoi ? Se retrouver piégé d'une vie qu'on ne veut pas vraiment vivre mais contre laquelle on ne sait pas lutter, non par lâcheté, mais parce qu'on se dit qu'on ne pourra de toute façon pas faire autrement, c'est malheureusement une réalité quotidienne et c'est là que le film est encore plus marquant...parce qu'on s'y retrouve un peu tous, avec nos actes manqués, nos occasions ratées.

Publié le 6 février 2006
Des fois, je me demande si les gens savent ce qu'ils vont voir... Entre ceux qui font (je vous fait grâce du langage sms qui ne devrait servir...que pour les sms) "ouais, franchement, c'est trop pompé sur Harry Potter et le Seigneur des Anneaux, chuis trop dègue" et ceux qui râlent sur "le manque d'âme" du film, je n'ai lu que très peu de critiques "éclairées". En effet, beaucoup ont apparemment couru au cinéma DANS L'ESPOIR de voir un nouvel Harry Potter ou Seigneur des Anneaux...mais voilà, "Les Chroniques de Narnia" ont une bonne cinquantaine d'années et se déroulent sur 7 volumes. Antérieures donc à notre magicien préféré (c'est un peu le second effet Kiss Cool, ça...comme quand les djeun's s'écrient en entendant Michel Berger : "p'tain ! l'a copié la Star Ac', trop dègue !!!") et contemporaines aux oeuvres de Tolkien dont Lewis était un ami proche. Quant à l'âme, ce n'est pas le film qui en manque mais peut-être simplement certains spectateurs... Un peu comme je n'emmènerai pas mon enfant voir Harry Potter et la coupe de feu (voir commentaires sur ledit film par quelques parents "outrés" du manque de féérie dans ce nouvel opus!!!), je ne conseillerai pas ce film aux amateurs de "Die Hard" et compagnie. D'abord parce que, ayant lu la saga HP, je sais qu'elle ne s'adresse PLUS aux enfants, ensuite parce que, ayant lu les Chroniques de Narnia, je sais qu'elle ne s'adresse QU'AUX enfants. A chaque film son public...(et au public un peu plus de lecture ? naaan, ce serait trop demander, ça...écrire, on ne sait déjà plus mais alors lire ! trop dèèèègue !) Enfin, l'intention de Disney était peut-être effectivement de surfer sur la vague de la fantasy, mais au vu du résultat, on ne va pas jouer les difficiles. Le monde de Narnia aura ouvert ses portes à des centaines d'enfants (et d'adultes) de ce côté-ci de la Manche, un monde qui leur serait resté inconnu s'il n'y avait eu le film. Un monde qui gagne à être lu (vu), relu (revu) et re-relu (re-revu)et qui fera miroiter pas mal d'étoiles dans le regard des jeunes enfants. Rien que pour ça, on passera sur certaines faiblesses du film et on lui accordera un max de points.

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