Encollowen
- Ville : Obaix
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- Nombre de critiques : 10
Publié le 7 mars 2009
« Quis custodiet ipsos custodes? » (Juvénal)
Qui garde les gardiens eux-même?
Finies, les guerres éternelles du super héro contre le super méchant.
Dépassés, les surhommes de Krypton.
Indéfinie, la frontière entre le bien et le mal.
Après le mythique, l’inénarrable, le fabuleux “300″,
Jack Snyder s’attaque aux “Watchmen”.
Certes, ils sont bien moins connus que Superman, Wonderwoman ou encore, plus récemment, Batman mais font tout de même partie de la grande famille des DC Comics.
Et la différence est de taille.
Nous avons ici affaire à des hommes ordinaires (Dr Manhattan mis à part à cause de son côté bleu et radioactif) qui ont décidé d’œuvrer pour la justice. Des gens avec leurs défauts voire leurs psychoses semi-paranoïaques.
Du comédien (amateur d’armes lourdes et violeur à ses heures) à Rorschach (qui préférera vous torturer que de répéter une question)
Je vous le laisse déjà entrevoir : ça sanguinole un peu.
Mais le tout est fait dans un tel esthétisme, une telle maîtrise de l’image qu’on le pardonne généreusement.
On pourrait presque redessiner des cases de la BD tellement la photographie est monumentale.
A côté de cela, c’est un film “de société”.
Les questions qu’il soulève sont nombreuses et dépassent celles du “un grand pouvoir implique de grandes responsabilités”.
De plus, tous les personnages ont leur pensée et leur psychologie propre (on est pas dans une logique X-men où tout le monde est beau, gentil et pense pareil que le collègue)
Pour finir donc, les acteurs.
Ils sont terriblissimes et offrent un pannel de comportements tout à fait individualisé vis à vis de cette société.
Je dois avouer que mon “Denis Duquette” de Grey’s anatomy est méconnaissable en Comédien, que certains personnages filent potentiellement la chair de poule et que le docteur Manhattan est troublant d’indifférence. Troublant également dans sa nudité. Autant on a l’habitude de voir des seins au cinéma, autant un homme nu, ça ne me semble vraiment pas courant.
En bref, un excellent moment où 2h40 de film passe comme 5 minutes…
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Publié le 8 décembre 2008
J’y suis allé avec trois caisses de préjugés.
Quoi? un vampire qui se protège du soleil avec des lunettes?
Les trailers ne m’emballaient pas vraiment.
J’étais trop occupée par “le trône de fer” pour lire les livres.
J’avais plus ou moins repéré le petit Diggory (enfin celui qui le joue dans Harry Potter). Ok je le trouvais chou mais sans plus…
Mais en lisant le résumé du film, je me suis dis pourquoi pas? On me promettait une relation sensuelle et impossible, je ne suis qu’une fille! J’y suis allée.
J’adore cette façon de filmer les ado’s, sans le gros cliché de la blonde populaire et le gothique miteux rejeté de tous.
J’adore la fratrie Cullen (la famille d’Edward) avec ses individualités bien différenciées (ou il n’y a pas de petit frère mignon ou de soeur triste pour jouer les faire-valoir).
J’adore la façon dont la caméra semble trahir les regards, caresse les corps des amoureux, quand la tension semble tout à coup palpable…
En bref, ce film a fait fondre mon cœur de beurre et apparemment pas seulement le mien (je n’ai jamais entendu une salle autant glousser en même temps que moi).
En 10 min, le film avait embarqué tout le monde. Filles oui, mais garçons aussi!
Parce que oui, ce n’est pas non plus du mâchonnage de guimauve à temps plein, et en 2 heures de film, je risquais l’overdose. On rit pas mal des situations dans lesquelles sont plongées les deux héros et du cynisme pratique d’Edward notamment.
Et puis il y a quand-même de jolis moments d’action, c’est pas la surenchère, mais ça vaut la peine d’être noté.
Ça serait trop écouter mes hormones en ébullition si je ne vous parlais des quelques petits hics de ce film.
Alors je vais tenter d’êtres impartiale même si ce film me trotte dans la tête sans me quitter depuis hier soir…
Bémol 1 : les effets spéciaux.
Entre les vampires talqués, le pseudo-scintillement de peau et les effets de vitesse totalement raté, heureusement que le jeu d’acteur rattrape le tout.
Bémol 2 : (ok, c’est stupide mais ça m’a agacé)
Cette exécrable façon de prononcer le “Edward Cullen” ou “Edweuuuuuurd Culn”.
Un détail.
J'ai adoré ce film...
Publié le 4 novembre 2008
Ok, c’était une suite…
C’était un film d’action bourrin…
Les critiques du film étaient pourries…
Et on y est allé quand-même!
Peut-être que finalement, on l’a bien mérité.
Je ne dirai pas que tout était mauvais dans ce film.
Les costumes étaient soignés, le prince et la princesse étaient tout à fait originaux dans l’interprétation de leur personnage, les combats étaient très esthétiques, etc.
Mais en général, quand on commence une critique de film par l’aspect déco, c’est que le scénar ne vaut pas un rond.
De fait.
C’est pas qu’on s’ennuie à mourir mais c’est tout comme. On regarde avec émerveillement les images sans s’intéresser vraiment à l’histoire.
Les dialogues sont navrants, l’intrigue bidon et la fin tristement conventionnelle.
Là où le premier opus, que je n’avais pas vraiment détesté, insistait sur le caractère exceptionnel (dans le premier sens du terme) des êtres paranormaux, ici, c’est la grande foire.
Il y a de la tentacule partout, des bestioles grotesques à tour de bras, du pseudo message écologique fourré dedans à la va-vite parce que apparemment c’est à la mode,…
Ajoutez à ça la coupe de cheveux expérimentale de Selma Blair et vous aurez un honnête navet, certainement pondu par un scénariste intérimaire qui aura passé plus de temps à coiffer son poil dans la main qu’à écrire.
Publié le 24 août 2008
Peu de dialogue mais beaucoup de magie.
En effet, ce film est beau. Magnifique.
Beaucoup d’attention a été apporté aux petites choses comme les jeux d’ombre, de fumée ou encore les reflets éblouissants de la petite Eve.
On rit beaucoup des péripéties de ce petit robot décalé (trois étoiles pour son “réveil difficile”) qui sait rester attachant et humain malgré sa forme.
Ce film a également l’avantage d’être constellé de clin d’yeux à des films comme “2001″ ou “planète interdite” et d’avoir plusieurs degrés de lecture ce qui permettra d’embarquer toute la petite famille dans ce trip.
Je vous conseillerais de rester jusqu’à la fin du générique pour apprécier le détournement des arts (rupestres, égyptiens,…) à la sauce wall-e!
Publié le 5 août 2008
6/10 car un peu plus de la première moitié du film était vraiment sympa! Il y a des héros… il y a des superhéros… et puis il y a Hancock. En tout cas, vous ne le verrez jamais dans un Marvel. Hancock, c’est un espèce de danger ambulant, lourd, susceptible, alcoolique, obsédé et je-m-en-foutiste qui s’est donné comme mission de sauver Los Angeles. Malheureusement, les moyens d’arriver à ses fins lui importent peu et le héros est finalement aussi impopulaire que peu regardant jusqu’au jour où il sauve la vie d’un directeur des relations publiques Ray Embrey…
Il a vraiment fallu à Will Smith tout son talent, et heureusement qu’il en a, pour me faire apprécier ce film.
Une chose est sûre, on se marre du début à la fin. C’est pas toujours très fin mais les répliques sont cinglantes et il se trouve que j’aime l’ironie.
Le début du film est génial, l’idée est sympa, le scénario tient la route. C’est original et fun.
Et puis, à la moitié, tout bascule. Un des scénaristes a du être bourré pour croire que ça manquait de sensationnel et qu’il lui fallait une idée de génie pour booster l’histoire… On part dans le grand n’importe quoi alors que, franchement, ça tenait la route jusque là.
Je pense qu’on reconnait un grand acteur à sa capacité de nous faire oublier à quel point un scénario peut être mauvais et à, finalement, nous faire passer un très bon moment quand-même, nous faire rire de ses bêtises. Will Smith est un grand acteur et compense le plus pourri de tous les scénarios pourris.