Ber
- Ville : Braine-l'Alleud
- Membre depuis le 19/04/2006
- Nombre de critiques : 19
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Publié le 19 avril 2006
Le gentil Jack, informaticien spécialisé en sécurité, a établi un système inviolable pour protéger les comptes des clients de la Banque pour laquelle il travaille. Un méchant débarque dans sa vie et kidnappe sa famille. Jack devra casser le système qu'il a lui-même mis en place et lui transférer 100 millions de dollars ou le vilain pas beau tuera toute sa famille... On le hue bien fort!
Depuis 10 ans, on a l'impression qu'Harrison Ford joue le même personnage. Un gars tranquille, qui n'a fait de mal à personne et qu'on emmerde. Du coup, il se rebelle, le bougre! Et là, il nous sort son visage 'Harrison': sourcils froncés, regards par en-dessous, machoîres serrées. Le méchant devrait comprendre qu'à ce moment-là, ça va chier... Mais non! Ils se font tous démonter la gueule à coups de tatane! Paf! Boum! Crac! Harrison sauve sa tête, sa famille, son chien et générique.
Ici, c'est pareil. Mais en moins bien. Déjà parce que c'est filmé n'importe comment: le réalisateur, Richard Loncraine (dont la dernière réalisation est 'Wimbledon' avec Kirsten Dunst dans le rôle de Justine Henin), devait avoir une liste de courses à préparer durant le tournage. Il n'y a aucune idée, que des poncifs. Comment vais-je donc représenter le tourment du personnage principal? Facile: je vais faire pleuvoir tout le temps! Quel talent! Quand on pense qu'il a osé dire s'inspirer d'Hitchcock. Euh, Alphonse Hitchcock? Le réalisateur de téléfilms allemands?
Bien évidemment, la famille de Jack est super. Son fils, bien qu'allergique aux noix, est un sacré petit débrouillard qui n'a pas froid aux yeux. Sa jeune fille, ado rebelle, ne s'en laisse pas compter mais obéit quand même comme deux gouttes d'eau à ses parents. Sa femme, enfin, c'est un caractère! Un volcan: elle regarde les méchants dans les yeux sans sourciller, même s'ils lui tirent les cheveux, les vilains! Et bon, Jack, c'est pas Jack: c'est Harrison! Le gars qui, devant son clavier une vie durant, a intériorisé une rage, une force qui ne demande qu'à jaillir! Ca se voit lors d'une réunion où sa banque va se faire aspirer par une autre: il ne se laisse pas faire. Droit comme un i. Un bon gars, quoi!
Les méchants sont très méchants. Le chef, Bill, est vicieux, roublard... mais un peu con. Il a tout prévu, mais pas tout quand même. Car bon, prendre la famille d'Harrison en otage, c'était déjà pas malin à la base! Fallait mieux se renseigner, hein pelot! Il est entouré d'une bande de jeunes chiens fous propres sur eux, dont quelques uns, moins mauvais, ont des remords. Il ira jusqu'à flinguer un de ses sbires qui a un poil merdé, juste pour montrer qu'il est déterminé. Gloups! Il est donc vraiment méchant, alors, se dit le spectateur dans la salle...
On vous passe l'histoire, cousue de fil blanc, où le 'rebondissement toutes les 10 minutes' est de rigueur. Le braquage pourri pour lequel le scénariste n'a même pas été chercher une nouvelle rame de feuilles. Le final à coup de tatanes et vlan, générique. Pfff...
Conclusion: un film sans envergure oubliable au plus vite. Ressemble à dix ou vingt autres du même acabit. Ne fera pas tache un dimanche soir sur TF1.
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Publié le 19 avril 2006
Ca a super mal vieilli. La réalisation est pire que faiblarde, le scénario tient sur un emballage de Carambar et les acteurs jouent soit mal, soit s'emmerdent.
En fait, je crois que c'est un film qui est destiné à un public du même âge que les protagonistes!
Ca dure 1.30 et ça semble une éternité. Ma compagne n'a pas ri une fois (pourtant, elle aime vraiment bien les Bronzés) et j'ai du sourire à une ou deux répliques. De fatigue, peut-etre?
En fait, c'est une espèce de sentiment de gêne qui nous a envahi. Surtout pour eux. Ca se sent qu'il n'y a plus aucune complicité entre eux, qu'ils ont vraiment fait ça pour la thune. C'est triste, comme fin de cycle. Vraiment.
Et alors, les 'blagues'... Pfff, indignes d'eux. Ils ont torché le truc en quelques heures, ça se sent bien. C'est devenu un humour franchouillard un peu puant, avec plein de clichés (je ne vous les raconte pas, pour vous garder la 'surprise').
Si vous avez vu la bande-annonce, c'est bon. N'allez pas au cinoche claquer 7 euros.
Publié le 19 avril 2006
'Inside Man', très réussi, raconte l'histoire d'un braquage. Thème assez conventionnel, c'est bien vrai. Mais le scénario est retors et Spike Lee est quand même un réalisateur suffisant malin que pour se laisser enfermer dans un genre.
De plus, la structure du film, mêlant le braquage et les interrogatoires des otages après le coup, permet au spectateur d'avancer pas à pas et de percevoir à quel point ce dernier était bien conçu.
Au départ 'simple' braquage de banque, celui-ci se corse en effet avec l'entrée au jeu d'une négociatrice professionnelle, mystérieuse et retorse, chargée de défendre les intérêts du propriétaire de la dite-banque. Tout va dès lors se compliquer...
Habile, bien filmé, truffé de dialogues goustus et faisant mouche, 'Inside Man' est une réussite qui, sans renouveler le genre, apporte un vent de fraîcheur aux films de 'négociateur vs braqueur fûté'.
Deux heures rondement menées, très agréables et franchement rafraîchissantes. Du cinéma ne prétendant pas être plus que ce qu'il n'est: du divertissement.
Publié le 19 avril 2006
Fort actuel, le film traite des tenants et aboutissants du négoce de l'or noir: le pétrole. Qui le dirige? A qui cela profite-t-il? Quels sont les personnes et sociétés qui gravitent autour de son commerce? Comment vont-ils assumer leurs intérêts divergents et convergents?
Il s'agit d'un film, pas d'un documentaire. Ce qui signifie que, malgré qu'il emploie le point de vue de plusieurs protagonistes fort dissemblables (un ancien agent secret de la CIA, dépassé - un avocat devant avaliser une fusion entre deux groupes pétroliers - un jeune émir réformiste d'un état pétrolifère - un immigré pakistanais attiré par l'intégrisme religieux suite à sa mise à pied - un analyste financier confronté à un drame familial) et tous reliés par l'histoire, il adopte quand même une ligne directrice propre et donne son opinion sur le sujet. Ce n'est pas LA vérité, c'est une vérité: celle de son réalisateur-scénariste.
L'histoire est assez touffue, parfois exagérément. Il ne faut pas être fatigué pour suivre ce film: il requiert toute votre attention. Il ne se passe pas beaucoup d'action non plus. Malgré leur évolution à chacun, on a l'impression que la vie de ces personnes en est à un stade d'attente, d'immobilisme, qu'ils se laissent porter par les évènements et réagissent ensuite. Bref, que cela les dépasse. En deux heures de film, ne vous attendez pas à des poings dans la gueule, des poursuites de voitures ou des bisous dans des draps en soie immaculée. C'est pas le propos. Bref, à la fin de l'histoire, on n'a pas vraiment avancé...
Concernant le scénario, si vous suivez l'actualité, vous n'apprendrez pas grand-chose. D'ailleurs, je ne pense pas que ce soit le but du film. Il ne s'agit pas d'un travail d'éducation mais plutôt d'une histoire (fictive) tournant autour du monde du pétrole.
Stephen Gaghan s'est fait remarquer avec le scénario de Traffic (réalisé par Steven Soderbergh), oeuvre dense et prenante basée sur le monde de la drogue et des personnages impliqués dans son commerce, que ce soit dans sa distribution, sa consommation ou le combat mené pour le démanteler.
Ici, il a repris exactement le même style de mise en situation (pas de premier rôle mais une multitude de personnages de premier plan - option de présenter un maximum d'aspects en un seul film), à un degré malheureusement inférieur. C'est en effet moins transcendant, un peu réchauffé. Est-ce parce qu'ici, il s'est également chargé de la réalisation, alors que l'excellent Steven Soderbergh (Ocean Eleven, mais surtout le très mésestimé Out of Sight et l'extraordinaire The Limey) réalisait celle de Traffic?
La photographie et la mise en images, par contre, sont assez réussies. Et les acteurs (excepté Matt Damon qui semble un peu à côté de ses pompes) très justes.
Un film qui a le mérite de s'intéresser au monde actuel du pétrole et évite quelques lieux communs à ce sujet. Cependant, voulant peut-être s'inscrire dans la lignée d'un très bon Traffic, il peine à décoller et laisse finalement ses spectateurs à distance, ne réussissant pas à leur faire ressentir les émotions voulues (intérêt, suprise, colère, stupéfaction, dégoût). On s'assied, on assiste de loin, on repart. On n'est pas impliqué.
Publié le 28 mars 2006
Dans quelques années, le monde aura plutôt mal tourné! Les Etats-Unis, victimes de leur despotisme et de leur protectionnisme, se sont renfermés sur eux-mêmes. En Angleterre, suite à une période troublée par de nombreux attentats, le peuple a choisi de porter au pouvoir un leader fasciste. Ce pouvoir totalitaire impose une discipline de fer et les libertés individuelles ont disparu au profit d'une sécurité outrancière... C'est le moment que V a choisi pour intervenir. Il veut rendre au peuple ses prérogatives. Sa maxime (le peuple ne devrait pas craindre son gouvernement; le gouvernement devrait craindre son peuple) en atteste... Pour lui, pas de demi-mesure: le monde a besoin d'une nouvelle révolution. Ce sera le seul moyen de lui faire prendre conscience de sa situation. Sa route croise celle de Evey, jeune femme un peu perdue, à la recherche d'elle-même. Cela faisait des années que nous n'avions plus entendu applaudir au cinéma, pendant le générique. Ici, c'est justifié. Bien que ce soit son premier film, et même s'il a travaillé sur les Matrix ou Dark City, James McTeigue s'en sort en effet admirablement bien. Il parvient, avec l'aide de ses acteurs bien entendu, à donner un élan flamboyant et romantique (dans le bon sens du terme) à une histoire ma foi fort actuelle. En effet, comment ne pas mettre en lumière les évènements actuels en Belarus, par exemple? V, ce personnage mystérieux, va déclencher en chacun un profond sentiment de réflexion et prise de conscience en bousculant l'ordre établi. Quelles sont les limites de la liberté individuelle? Où doit s'arrêter le contrôle étatique? Quelle est la force de persuasion des médias? Qui me fait penser de la sorte et pourquoi? La violence est-elle justifiable? Oui, mais quelle violence? Evidemment, on n'a pas attendu ce film pour se poser ce genre de questions! Mais tout son intérêt réside bien dans les situations extrêmes ici présentes et ce que vont en faire quelques uns. Il s'agit d'une terrible mise en garde par rapport à ce vers quoi nous risquons de tendre dans les années à venir. Cinématographiquement réussi mais, surtout, réflexions et discussions à la sortie. Allez-y, ça vaut franchement la peine. Et, surtout, viva la revolucion!
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