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Les Magritte dans le vent cannois

Gepubliceerd op 22 mei 2012 in Recent nieuws

Petit tuyau aux programmateurs de festival en mal d'ambiance : sélectionnez toujours un film de Benoît Delépine et Gustave Kervern.
C'était la fête des Magritte, lundi soir, destinée à assoir la notoriété à Cannes des prix du cinéma belge. Grâce à une légère trêve météorologique, la terrasse du Radisson n'était pas inondée par la pluie mais seulement balayée par un petit vent frais. De prime abord moins trendy que la Carlton Beach ou que la Plage du Majestic, hauts lieux des nuits cannoises, le lieu avait le mérite d'offrir une vue superbe sur Cannes et le vieux port – pour le plus grand plaisir des convives.

Malgré trois absents de marque – Matthias Schoenaerts, déjà rentré, Jérémie Renier (à l'affiche d'”Elefante Blanco” de Pablo Pratero) et Benoît Peolvoorde – il y avait du beau monde : producteurs, acteurs et autres personnalités du cinéma belge. Frédéric Delcor, secrétaire général de la Communauté française de Belgique, et Philippe Reynaert, directeur de Wallimage, étaient évidemment de la fête. Patrick Quinet, président de l'Union des producteurs de films francophones et grand initiateur des Magritte, avait la mine réjouie des grands jours (il pouvait aussi se féliciter de l'accueil très positif reçu par “Les chevaux de Dieu” de Nabil Yaouche, qu'il a coproduit avec sa société Artémis).

Question zéphir, les frères Bronckart l'avaient en poupe : “Le Film Français”, revue professionnelle, indiquait le matin même que leur société de production Versus Production allait passer à la vitesse supérieure, avec les projets toujours plus ambitieux de leur (belle) écurie : Bouli Lanners, Micha Wald, Olivier Masset-Depasse, Joachim Lafosse – également de la partie, quelques heures avant que ne soit révélé à Un Certain Regard son très attendu “A perdre la raison”. Tahar Rahim, à l'affiche de ce dernier, a passé une tête en début de soirée. On a aussi aperçu sa partenaire Emilie Dequenne. Thomas Doret, le gamin au vélo des Dardenne, Magritte du meilleur espoir masculin, poursuivait son apprentissage cannois – même si la fatigue se faisait sentir au milieu de la foule guindée. David Murgia, lui, faisait son baptême du feu et découvrait que la folie des journées (et des nuits cannoises) n'est pas une légende. Le plus belge des réalisateurs français, Gustave Kervern, est venu en bon voisin saluer ses amis Stéphane Aubier et Vincent Patar, ainsi que leur producteur Vincent Tavier. Ces trois-là sont à Cannes pour présenter à la Quinzaine des Réalisateurs “Ernest et Célestine”, dont le coproducteur français Didier Brunner est venu vider une petite flûte tardive. Et ça groovait funk sur la piste de danse : on y a vu une poignée d'attachées de presse (dont la bande des “a” : elles se reconnaîtront...) relâcher un peu la pression, pendant que les confrères de la presse discutaient des vertus respectives de “Amour” de Haneke ou de “Vous n'avez encore rien vu” d'Alain Resnais. L'extinction des feux, prévue initialement à 1 heure (les nuits cannoises sont denses mais courtes), a été reportée à deux heures. Il fallait garder des forces pour “Le grand soir” de mardi, avec son Poelvoorde en plus vieux punk à chien d'Europe devant la caméra des Grolandais Delépine et Kervern.

Dupontel, Poelvoorde, Kervern et Delépine font « Le grand soir »

Petit tuyau aux programmateurs de festival en mal d'ambiance : sélectionnez toujours un film de Benoît Delépine et Gustave Kervern. Les réalisateurs français de « Aaltra » et « Mammuth » ont mis le public dans leur poche dès la présentation de leur nouveau film « Le grand soir », mardi, sur le coup de 11h. La joyeuse du bande du film – les deux réalisateurs plus Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel a commencé par briser la table devant laquelle posent toutes les équipes du film durant les photo-calls officiels : ils se sont tellement acharnés à faire le plus de bruit possible qu'ils l'ont pliée ! Comme disait Dupontel : « On est encore à jeun, donc on a la forme ! ». Gus a ensuite dû être ramené vers les coulisses de la salle Debussy depuis la scène, où il s'était précipité prématurément. Une fois sur scène, il a menacé (pour rire) Tim Roth, président du jury de la section Un Certain Regard, s'il ne décernait pas un prix au film. Après la projection, Kervern, toujours lui, a chauffé la salle pour battre le record d'applaudissement – six minutes trente – pour l'instant détenu par « De rouille et d'os » de Jacques Audiard. Dupontel a fait le pitre en montant sur les dossiers de fauteuils, encouragé par Poelvoorde, mais comme ça ne suffisait pas, le père Gus s'est fendu d'un strip-tease – pour la plus grande joie de l'assistance. Voilà qui promet : la fête du film s'annonce belle et bien comme « un grand soir ».


Alain Lorfèvre

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