cinebelV1User2856
- Membre depuis le 13/07/2011
- Nombre de critiques : 29
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Publié le 24 mai 2000
Pas grand-chose à ajouter aux commentaires qui précèdent... Fait penser, par sa naïveté, son parti pris consistant à prendre les spectateurs pour de grands imbéciles enfants, à un film ce série C des années 50, lorsque les américains, victorieux de la guerre, imposaient par défaut leur vision simpliste du monde.... On croit rêver car tout y est : même le racisme latent, lorsque l'on voit le martien hésiter à prendre la main du 'bon noir' de service... Je dois néanmoins dire que le film est à conseiller chaleureusement si vous souhaitez passer une soirée à vous bidonner avec des amis, tant ce nanar est (involontairement) drôle... Pour moi, demeurera dans les annales la scène de la 'pêche au canard' galactique (vous comprendrez à la vision) et des répliques du style de (après silence entendu) 'oui mais s'il n'y a que trois tombes - au lieu de quatre - c'est parce qu'il n'y avait personne pour lui creuser la sienne' (entendez celle du dernier survivant).... Bref, à s'en décrocher les zygomatiques et, je me répète, à voir en bonne compagnie (et bourré de préférence)....
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Publié le 18 mai 2000
Ce film vaut surtout pour l'autoparodie de Bruce Willis dans ses rôles style marcel et gros biceps. Pour le reste l'alchimie avec le comique Matthew Perry ne se réalise pas vraiment. On s'attend pendant tout le film à des situations cocasses en effet ébauchées mais jamais menées à leur terme. Savoureux pour les fans de Bruce, mais sans plus.
Publié le 11 mai 2000
Franchement décevant, d'autant plus que les ingrédients d'un très grand film (double trame d'histoires dont les fils s'entrelacent : collective - Condé s'efforçant par un banquet de rentrer dans les grâces d'un roi sensuel - individuelle : le destin tragique de l'intendant Vatel, ambiance d'inéluctabilité tragique qui rappelle le très beau Remains of the day où un 'intendant', joué par Anthony Hopkins, devait également conférer une ambiance festive à l'élaboration par son maître de sombres projets politiques mais ce Vatel ne s'élève pas au quart de la moitié inférieure de la cheville de Remains of the day à cet égard....) mais tout ce que l'on y voit, c'est un étalage de victuailles, de décors fastueux, de mise en scène de saynètes dont le roi soleil raffolait et des personnages courant dans tous les sens qui nous apparaissent comme à travers un brouillard . J'espérais tout au moins, sur un plan strictement anecdotique, assister à la manière dont s'organisaient de telles festivités avec les techniques limitées de l'époque mais même à ce niveau extrêmement modeste, on reste complètement sur sa faim (c'est le cas de le dire). On ne peut dire que Depardieu s'y montre mauvais mais aucun indice ne nous est procuré sur le passé du personnage : pourquoi est-il triste et solitaire, est-il désabusé du pouvoir qu'il sert ? On ne saura finalement rien du dénouement des deux trames du film : qu'advient-t-il de Condé, quelles sont les raisons profondes de la disparition de Vatel? Un (seul) point intéressant (mais dont on peut se demander s'il est volontairement mis en évidence par le réalisateur) : le contraste entre la noblesse (figée dans une sorte de chorégraphie prétentieuse dont la morgue défensive préfigure déjà sa future débâcle : la scène finale des débris du banquet environnés de figurines de glace s'écroulant est à cet égard fort belle) et le 'peuple' (dont les manières évoquent bien sûr l'homme contemporain et dont l'incompréhension face à ces pantins arrogants va croissant) est ici esquissé par un (très) petit bout de la lorgnette.
Publié le 10 mai 2000
Il est évidemment difficile de conférer 'après coup' les allures d'une trilogie à une suite de films dont le premier avait les allures d'exercice de style au troisième degré d'un surdoué et dont le second avait été conçu pour ramasser les dollars tout en ne bénéficiant plus de l'effet de surprise du premier. Ce troisième s'efforce de 'lier la sauce' en conférant une 'raison' à la suite des tueries de l'ensemble des épisodes. Je ne suis pas sûre qu'il s'agisse là d'une bonne idée que de conférer une explication 'raisonnable' à ce qui n'a été tout de même, du début à la fin, qu'une pochade en forme d'énorme clin d'oeil, détruisant a posteriori ce qui faisait le sel du premier Scream. Mais bon, ceci étant dit, le rythme de ce Scream 3 est bon, plus palpitant que le 2, et l'action se déroulant dans ce manoir-maison hantée a encore le pouvoir de vous tenir en haleine même si tout ce qui s'y passe est parfaitement attendu. Si vous avez adoré Scream 1, je ne vous conseillerais pas d'aller voir celui-ci mais si vous avez apprécié sans exagération les deux premiers Scream, celui-ci ne vous décevra pas.
Publié le 5 mai 2000
Bon film de genre pour le fond, dans le style justicier solitaire débarquant dans un milieu qui lui est étranger (ce côté décalé m'évoque d'ailleurs un peu le récent Ghost Dog de Jarmush). Sur la forme, Soderbergh s'inscrit toutefois dans une démarche plus ambitieuse que celle consistant simplement à servir un propos finalement pas très original : son approche des personnages et des situations fait penser à un étrange kaleidoscope évoquant précisément le psychédélisme des années soixante qui, justement,planent comme un spectre sur tous les personnages clés. Malgré les embûches inhérentes à un tel style, le film se suit facilement et le dénouement en est extrêmement émouvant, éloigné de la finale classique du film de genre.
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