PJLeMagnifique159

PJ Le Magnifique
  • Ville : Evere
  • Membre depuis le 27/05/2006
  • Nombre de critiques : 54
Publié le 13 août 2008
C'est un peu inquiétant d'être le seul à laisser une chronique sur un film... J'espère en tout cas que d'autres que moi auront eu l'occasion de voir ce film joliment ciselé, subtil et nuancé. Pour une fois, ce n'est pas l'action qui prend le dessus, mais la psychologie et l'intensité des rapports entre personnages. Un peu dans la veine du Jeu du Faucon (John Schlesinger), mais forcément moins divertissant, ce jeu de chat et de souris m'a captivé tout du long. Remarquablement interprété par Chris Cooper (décidément un grand) et Ryan Philippe (qui confirme à nouveau qu'il vaut bien mieux que les slashers de sa première époque), habité d'une lumière étouffante, glacée et presque moribonde (Tak Fujimoto: remember Silence of the Lambs), voici une "brèche" qui mérite d'être ouverte au plus grand nombre.

Publié le 13 août 2008
Un très bon film, qui provoque et suscite la réflexion. Moins achevé que Syriana (dans le même registre) et sans doute un peu trop confus dans ces scènes d'action, il mérite toutefois le détour, car il s'écarte des conventions du genre. Et si vous aimez les scènes d'action bien troussées, celle de l'autoroute vaut son pesant de cacahuètes!

Publié le 13 août 2008
Voilà ce que s'appelle de la poésie filmée: léger, mais pas si léger finalement, le divertissement de E.-E. Schmitt nous emporte sur le nuage d'Odette, avec elle et son entourgae, sur un air de Joséphine Baker. Du cinéma qui fait du bien, mais qui fait aussi réfléchir. A mi-chemin entre Amélie Poulain et Woody Allen. Une réussite, même si l'on sent que c'est un premier film.

Publié le 15 juillet 2007
Bang bang of New York? C'est avec ce film que Scorsese a tenté d'amorcer son retour au premier plan, après nous avoir infligé les purges qu'étaient "Age of Innocence", "Bringing out the Dead" et "Casino". Certes, on est loin des chefs d'oeuvre d'antan et des indispensables "Aviator" ou "Departed"... L'histoire est simpliste, les personnages caricaturaux, le film trop long. Les 5 premières minutes sont magnifiques et la fin réussie. Entre les deux, hélas, le déroulement de la narration n'est pas très maîtrisé: sans s'ennuyer tout à fait, le spectateur n'accroche pas vraiment non plus au destin tout aussi prévisible que peu crédible des personnages. Le choix d'une direction d'acteurs peu subtile y est pour beaucoup: D-Day (sic) Lewis, annonçant dans un autre registre le Dr. Satan des films de Rob Zombie, en fait des tonnes et confirme une fois de plus à ses détracteurs qu'il est surtout doué pour le cabotinage. Ce sont finalement les seconds couteaux (re-sic), John C. Reilly, Henry Thomas et Liam Neeson, qui tirent le mieux leur épingle (re-re-sic) du jeu. Car DiCaprio, monolithique dans le rôle du fils qui cherche à venger son père, n'est pas ici à son sommet et Cameron Diaz, étrangement absente dans un rôle qui appelait plus de fantaisie, a fait beaucoup mieux ailleurs. Next please!

Publié le 15 juillet 2007
En attendant Saw VI (oh pardon...). La série est à l'image du sort réservé au personnage de Tobin Bell: moribonde, elle se voit sans cesse ranimée pour de (pseudo) ultimes sursauts et soubressauts. Le 3e opus sombre dans le sordide et le malsain le plus accomplis. Soit, la surenchère a ses vertus, mais pour distiller quel message? avec quel scénario? avec quel point de vue (si ce n'est celui déjà exprimé clairement dans le premier volet)? pour quel twist (si ce n'est une révélation aussi banale que bancale)? On pourra apprécier les excès, l'audace, le too much, le jusqu'au-boutisme radical, mais au-delà de cela, on tourne en rond. Et c'est dommage, car le premier épisode était (presque) du jamais vu. Il faut savoir partir en beauté. Les créateurs de Saw ne semblent pas l'avoir compris...

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