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vu par Cédric Valentin, posté le 29/11/2003 - cote : 8/10 -  |
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Observer la perpétuité des traditions musulmanes au sein d’une famille émigrée en France est-elle possible ? Lorsque ses enfants vivent dans la démocratie, les filles arabes peuvent-elles espérer la liberté ? A peine le drame cinématographique de Philippe Faucon début-il, que déjà ces questions se posent. Au spectateur de constater à quel point la condition féminine dans le monde musulman est difficile, face aux hommes misogynes et aux mères esclaves. Un film dure et qui reflète avec authenticité la rébellion de certaines qui désirent âprement vivre une vie meilleure, loin des contraintes imposées par les fanatiques coraniques, obéissant à des lois incongrues. Philippe Faucon, avec un œil très observateur, brosse le portrait d’une jeune fille révoltée par l’injustice de ses origines. Des dialogues pointus qui n’y vont pas avec circonspection, une ambiance émotionnelle très forte et une sensibilité fabuleuse, viennent ponctuer un film qui se devrait d’être le porte-parole des femmes arabes. On aurait seulement aimé que Lynda Benahouda (Samia) soit plus convaincante dans le rôle qu’elle interprète. Outre cela, ce film mérite amplement d’être connu et même, reconnu à sa juste valeur ! |
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vu par Darius, posté le 30/04/2001 - cote : 10/10 -  |
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Chronique de la haine ordinaire, non pas la haine que les immigrés vivent à l'extérieur de chez eux, mais haine que les jeunes femmes maghrébines subissent à l’intérieur même de leur famille.. Puissance omnipotente du père, relayée par celle encore plus implacable du fils qui se croit investi d’une mission divine : surveiller ses sœurs. Cette surveillance tourne à l’obsession. De filature en filature, il en arrive jusqu’à s’ériger en censeur d’autres filles qu’il ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam.. Sa brutalité, sa méchanceté, sa haine envers les femmes dont il s’arroge le droit de les protéger contre elles-mêmes, remplissent ses journées creuses... N’imaginez pas que ce comportement malsain soit le fait d’un seul 'isolé', il est bien érigé en système par bien des familles algériennes pour asseoir d’autorité la suprématie de l’homme, en perte de vitesse aux quatre coins du monde.. Ce pouvoir, cautionné par les mères de la première génération, souvent analphabètes, n’est jamais remis en question alors que la faillite d’un tel comportement est flagrant : fils chômeur ou dealer, délinquant ou en prison, paresseux, gâté et idolâtré par leur mère, relations malsaines à l’intérieur de la famille, esclavage des filles, réticence à toute émancipation, y compris celle par les études... Ce film peut nous paraître raciste si l'instigatrice n'en était cette jeune femme arabe qui a subit le harcèlement motal et physique par les hommes 'tout-puissants' de sa famille. Les 'machos' arabes en prennent pour leur grade et ne sortent pas grandis de ce film.. |
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