L'Homme du Train

Origine:
  • France
Genre:
  • Comédie dramatique
Public: Tout public
Année de production: 2002
Date de sortie: 02/10/2002
Durée: 1h30
Synopsis : Une ville moyenne. Une gare. Fin de journée. Un autorail qui s'arrête: un homme en descend. Un type tout seul et qui n'est jamais venu ici auparavant. Il s'appelle Milan, grande carcasse désenchantée, un sac de voyage sur l'épaule, aussi usé que son propriétaire. Une pharmacie sur le point de fermer. A la recherche d'aspirine effervescente, Milan y rencontre Manesquier, ancien professeur de français plus âgé quelui. La croix verte du néon s'étaint. Les deux hommes se retrouvent dans la rue déjà déserte, marchant dans la même direction. Alors que tout les oppose, en tout cas tout les distingue, ils vont sympathiser, avec prudence, et pour une raison très simple : confusément, chacun d'eux aurait voulu avoir la vie de l'autre. Le professeur se rêvait aventurier, l'aventurier s'envisageait pantouflard. Dans trois jours, Milan doit braquer la banque locale. C'est pour cela qu'il est là. Dans trois jours, Manesquier doit subir un triple pontage cardiaque. C'est pour cela qu'il a la trouille. Trois jours pour faire connaissance. Trois jours pour se donner l'impression illusoire qu'une autre vie aurait été possible. Trois jours avant le grand saut. Imaginez une seconde que tout cela tourne mal...
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    7.2/10 9 votes - 9 critiques

Avis des internautesdu film L'Homme du Train

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Publié le 22 septembre 2006
Un train s' arrête dans une ville de province. Un seul passager en descend... En achetant un tube d' aspirine dans une pharmacie, il fait la connaissance de Manesquier, un enseignant à la retraite. Celui-ci propose à l' étranger, qui répond au nom de Milan, de l' héberger, le seul hôtel du coin étant fermé... Les deux hommes sympathisent rapidement, et chacun découvre en l' autre l' incarnation de ses rêves non réalisés et de ses illusions perdues... Dans trois jours, Milan, avec des complices, attaquer la banque, tandis que Manesquier, lui, doit être opérer. Et, pendant, ces trois jours, ils vont se confier l' un à l' autre comme ils ne l' ont jamais fait de leur vie. Et imaginer, rêver, qu' une autre vie serait, ou aurait été, possible pour chacun d' eux. Manesquier est un célibataire endurci, qui s' ennuit seul dans sa grande maison, et qui, à la place de sa vie bien rangée et - trop - monotone de professeur de français, aurait préferer une vie faite d' aventures et de tribulations aux quatre coins de la France, et peut-être dans le monde, où il n' aurait jamais sû avec certitude de quoi demain aurait été fait. Milan, de son côté, est un bandit pas vraiment méchant, désabusé et fatiguer d' aligner les coups parfois foireux et sans envergure, et qui ne souhaite, au final, qu' une chose: pouvoir se ranger, de manière définitive. Manesquier n' a, au fond, rêvé presque toute sa vie que d' aventures, tandis que Milan, lui, se rêvait que menant une vie calme et rangée... Si il n' a pas eu, sur ce plan, la carrière de Patrick Bruel, Johnny, en plus d' être très bon chanteur, s' est aussi, souvent, se montrer bon acteur. C' est le cas ici. Leconte a très bien su jouer de l' opposition physique de ses personnages, et aussi sur leur psychologie (Ainsi, Mailan qui ne s' exprime presque que par phrases courtes et brèves, presque en murmurant. Et Manesquier, qui, lui, s' exprime souvent en déclinant des citations ou par de longues tiriades). Comme c' est souvent le cas, c' est justement parce que Johnny et Rochefort étant - de prime abord, en tout cas - l' antithèse l' un de l' autre qu' ils se complètent et que le duo qu' ils forment fonctionne si bien... Si, à la fin du film, Leconte se laisse un peu trop aller à la facilité et verse quelque peu dans le cliché, encore que les scènes du braquage de la banque, de la mort de Milan abattu par la police, et du décès de Manesquier sur la table d' opération - passant tous deux de vie à trépas exactement au même instant - forment, dans l' ensemble, un dénouement assez classique mais réussi, et qui s' intègre plutôt bien au reste du film. On peut juste reprocher à Leconte de s' être laissé un peu trop débordé par le coté "psychologique" de l' histoire, alors qu' il aurait peut-être fallut, à certains moments en tout cas, privilégié plus le ton "doux-amer" de ce qui reste plus une - très bonne - comédie dramatique. Pour ce qui est du côté psychologique de ses histoires et de ses personnages, Leconte les a mieux maîtrisés dans son film suivant, "Confidences trop intimes".

Publié le 28 août 2006
Pédant, nombriliste, lentissime, Hallyday nullissime (il respire vraiment pas l'intelligence celui-là...). Très décevant de bout en bout.

Publié le 2 septembre 2005
Après l' échec commercial et critique de ses derniers films "Une chance sur deux, La fille sur le pont et Rue des plaisirs" - échecs assez injustifiés, en tout cas pour le premier et le dernier - le réalisateur Patrice Leconte sentait qu' il avait besoin de prouver qu' il était encore capable de nous sortir un bon film digne de sa "grande époque" (du temps des hilarantes aventures des "Bronzés" ou du magistral "Ridicule". En forme de "come-back", il nous livre ainsi ce film que ce veut un polar noir dont on a bien l' impression, du ddébut à la fin du film, qu' il se veut comme un hommage - conscient ou non - aux meilleurs films américains du genre. Le début de l' histoire lui -même en témoigne: un homme solitaire au passez trouble débarque dans une ville de province et fait la connaissance d' un des habitants, retraité, avec lequel va progressivement se lier une amitié, et qui est fasciné par le poids de mystère et d' aventure que cet étranger semble traîner derrière lui. À la lecturre du résumé, cela a tout l' aire d' être alléchant et promettait de ravir les amateurs du genre. Mais, il faut avouer que, au final, on reste quelque-peut sur sa fin: en matière de suspens, le film ne tient, en efffet, qu' à moitié ses promesses. Leconte semble peiner à trouver un nouveau style et, tout au long du film, n' arrive guère à se départir d' une certaine lourdeur. Le rythme, assez plat, ne décole - légerment - que dans les dix ou quinze dernières minutes du film. Et encore, la fin de l' histoire est assez trouble et plonge le spectateur dans une certaine confusion: on ne sait ainsi pas si Jean Rochefort meurt ou non sr la table d' opération à l' hôpital, si Johnny Halliday meurt ou non abattur par la police lors d' un braquage de banque qui tourne mal... Le duo Johnny Halliday-Jean Rochefort mérite certes le détour pour tout cinéphile averti, mais on aurait tout de même souhaîté, au final, une histoire un peu plus palpitante que le résumé du début du film promettait mais qu' on obtient, hélas, pas vraiment. Objectivement, ce n' est donc pas un succès, mais pas non plus un échec totale. Disons un demi-échec - ou une "demi-réussite" suivant l' appréciation que chacun s' en fera. Souhaitons que Leconte ait, un jour, la bonne idée de réemployer le duo qu' il a formé - avec cette fois, bien enttendu, un scénario un plus consistant et captivant.

Publié le 30 octobre 2002
Un très bon film. Ecoutez la musique, les instruments utilisés en fonction de qui est à l'écran. Ce n'est pas une innovation mais c'est agréable de voir à quel point les détails sont travaillés. Une très belle fable sur l'idée qu'on se fait de sa vie une fois qu'elle est à son terme. L'homme n'est pas fait pour être heureux... ce n'est pas la première fois qu'on nous le dit. Ca doit être vrai.

Publié le 27 octobre 2002
Un tandem Jean Rochefort-Johnny Hallyday que nous n'imaginions pas au même niveau le sont dans ce film. Merveilleux Rochefort, pareil à lui-même. Bravo Johnny : superbe performance. Quant au film, un vrai film français comme on les aime. Et notre Jonnhy national qui prouve ici qu'il n'est pas seulement un 'monstre sacré' de la chanson mais maintenant un 'sacré monstre' du cinéma. Les dix minutes d'applaudissements au festival de Venise étaient méritées.

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