Les Bêtes du sud sauvage

Titre original: Beasts of the Southern Wild
Origine:
  • États-Unis
Genre:
  • Drame
Public: Tout public
Année de production: 2012
Date de sortie: 12/12/2012
Durée: 1h33
Synopsis : Hushpuppy, 6 ans, vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s'emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d'aurochs. Avec la montée des eaux, l'irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue.

Vidéodu film Les Bêtes du sud sauvage

Actualités du film Les Bêtes du sud sauvage

Neuf ans, un film, et déjà dans la course à l'Oscar de la meilleure actrice

Non seulement elle est la plus jeune de l'histoire à prétendre au titre, mais elle figure aux côtés d'Emmanuelle Riva, doyenne des actrices nommées dans cette catégorie.

Les nominations aux Oscars : Lincoln fait la course en tête

'Lincoln' de Spieberg obtient 12 nominations, contre 11 pour 'Life of Pi', 8 pour 'Les Misérables' et 'Silver Linings Playbook' et 7 pour 'Argo'. Un court métrage belge nominé.
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jeudi 22/01 VO   S.t. bil. Ana
19:30

Avis des internautesdu film Les Bêtes du sud sauvage

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Publié le 25 mars 2013
Beau premier film, quoique rattrapé sur ses dernières minutes par une tendance refoulée au sentimentalisme (les larmes que les héros réprimaient jusqu'à lors) sous le thème fordien de l'appartenance au territoire sur lequel on vit, l'héritage que l'on fait de ses parents, sorte de pendant ironique et contemporain au sublime « Drums Along The Mohawk » (1939) via la moiteur des marais de « Swamp Water » (Jean Renoir, 1946). La comparaison avec le cinéma de Malick dont on a bardé le film dès ses passages très remarqués en festivals,tient de l'argument publicitaire et de la paresse intellectuelle (il y a bien une voix-off, mais le ton ici est radicalement différent: ici affective et narrative plus que spirituelle) plus que de toute autre chose. Que je sache, Malick n'a jamais mis en scène d'imaginaire de personnage, comme c'est le cas ici avec les Aurochs, dû moins pas avec une telle littéralité. L'essentiel de la valeur humaine du récit passe -fait rarissime dans le cinéma américain- de l'individu vers la communauté. Le travail esthétique, à la confluence d'un southern gothic marécageux et d'effets spéciaux et spécieux à l'onirisme utilitaire (on pense à l'usage allégorique, assez similaire, qu'en faisait Bong Joon-ho dans « The Host »), poussent le film vers une « économie du milieu » franchement indécidable quant au propos mis en œuvre, qui détonne quelque peu tandis que son paradoxe initial (indie cute vs. tentation disneyenne) passe au second plan. Remarquable en revanche cette façon de ne jamais esthétiser une misère pourtant bardée de tous les apparats de la sursignifiance, ou de renforcer artificiellement la splendeur (car c'en est une) de la description hyperréaliste du bidonville –surtout lors de la nuit de tempête, où l'intérieur de la cabane se hisse à la hauteur d'un bricolage pasolinien d'un valeur quasi-ethnologique. On ne sait trop si on doit priser le travail de décorateurs ingénieux ou louer un repérage habile et respectueux de la région qui a conduit à la mise en images spectaculaire de ce lumpenprolétariat dans son bric-à-brac précieux et complètement déjeté, bientôt lessivé, enfoui sous les eaux et la boue, ce qui ne fait qu'accentuer sa qualité souterraine, primaire et primordiale, constituant comme une strate de civilisation antérieure à la nôtre, et pourtant simplement voisine. L'autre lieu marquant du film est un bordel filmé comme chez Pabst ou Von Sternberg, c'est-à-dire sorti à la fois d'un conte pour enfant et d'une rêverie d'opium, où la cruauté de la verticalité du rapport hommes-femmes et le jaillissement d'un plan de crocodile poêlé bien juteux se mêlent jusqu'à l'indistinct d'une berceuse qui emporte tout, chant des sirènes qui balaye d'un même revers réel imaginaire, rêves, utopie de classe, fantasme. Zeitlin, bien que fidèle à son filmage onirico-embedded, donne une ampleur quasi-myth(olog)ique à ses personnages, à la manière d'un Pedro Costa, en magnifiant les gestes les plus élémentaires et en changeant une série de calamités en autant de plaies d'une justice divine comme un levier propre à souder une communauté nouvelle, si bancale et précaire soit-elle (c'est le sens du plan final). La lecture en ressort forcément critique, carrément politique, et on est en droit de regretter que le réalisateur s'en embarrasse si peu.

Publié le 19 mars 2013
Film très riche. Un vrai kalédioscope d'émotions. Frais et sensible. Beaucoup de poésie.

Publié le 13 février 2013
Quelle poésie !

Publié le 8 janvier 2013
Ce film foisonnant d’idées semble être d’abord un hymne à la vie sauvage. Même si cette vie n’est pas très enviable elle est la seule pouvant mener à la liberté absolue, unique raison de vivre de ces marginaux extrêmes. Le film nous dit aussi que la liberté c’est de ne pas changer. Rester ce que l’on est et surtout ou l’on est se révèle ici un mode de résistance à un monde qui veut nous transformer en permanence. C’est également la revendication à vivre une vie simple, plus pauvre matériellement mais riche en expérience concrète de la vie. C’est enfin pour nous une expérience que de suivre physiquement cette jeune fille. Toujours au plus près des personnages le spectateur ressent pleinement cette rude réalité.

Publié le 3 janvier 2013
Un film touchant et poétique qui sait parfaitement capter la complexité de son jeune personnage. Des séquences parfois inégales (le milieu patine un peu alors que l'ouverture et la fin sont sublimes) ne gâchent en rien ce magnifique voyage, sauvage et tendre à la fois. Dommage que le petit budget du film gâche parfois le plaisir, notamment ces Aurochs-cochons pas vraiment crédibles. Reste un film profond et sensible, sincère et humain.

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