Laurence Anyways

Origines:
  • Canada
  • France
Genres:
  • Drame
  • Romance
Public: Tout public
Année de production: 2012
Date de sortie: 18/07/2012
Durée: 2h39
Synopsis : Le jour de son trentième anniversaire, Laurence, qui est très amoureux de Fred, révèle à celle-ci, après d'abstruses circonlocutions, son désir de devenir une femme. C’est l’histoire d’un amour fou et différent...
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    7.1/10 7 votes - 4 critiques
  • 5.0/10  Critiques de lalibre.be du film Laurence Anyways

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"Je suis un acteur avant d’être un réalisateur"

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dimanche 20/04 VO   S.t. bil. Ana
20:00

Avis des internautesdu film Laurence Anyways

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  • 1
Publié le 19 mars 2013
Je suis une inconditionnelle du cinéma de Xavier Dolan et pour ce troisième long métrage, il m'a une nouvelle fois bluffée ! J'avais un peu peur vu la durée du film mais la beauté des images, le jeu des acteurs, le scénario impeccable m'ont envoutée et ne m'ont donné aucun signe de longueurs. A voir bien évidemment.

Publié le 31 juillet 2012
Un film très beau et envoutant grâce à une réalisation impeccable... Le film aurait été génial s'il avait su s'arrêter avant car les longueurs à la fin plombent un peu la belle dynamique des 2 premiers tiers du film...

Publié le 30 juillet 2012
On a trop vu sans regarder, ou trop regardé sans voir (comme vous voudrez) ce qui agaçait chez Xavier Dolan, sans se laisser cueillir par l'émotion (dont tout critique comme spectateur devrait toujours partir). Car il faut dire que jusqu'ici ses films n'y incitaient guère, dressant plutôt une barrière d'effets de manche devant les sentiments : synth-pop surmixée qui rabaissait le film au niveau d'un continuel juke-box, défilé de mode(s) plus que de comédiens, ralentis publicitaires, photo chromo : tout un cinéma onaniste assumé comme tel (l'acteur se masturbant en gros plan visage dans Les Amours Imaginaires), mais en vérité tourné vers l'autre. C'est le propre de la comédie (Les Amours en était une), c'est ici le sens du prologue planant et hyper-réaliste de Laurence Anyways, galerie de regards retournés à la caméra (subjective), encadrés par une entrée et une sortie enfumée d'elle, Laurence (la troublante androgynie de Melvil Poupaud), « confiante, non, déterminée ». Laurence veut être regardée droit dans les yeux. Exister dans et au regard de l'autre : quel enjeu cinématographique plus beau que celui-là ? Il s'agit bien de faire courber l’œil, non pas pour le plier à la domination, mais au contraire pour rétablir une égalité, un équilibre de l'entre-deux, une équation non formulable : homme/femme ? Question aussi absurde à trancher que : documentaire/fiction ? (scène où Laurence s'abrite dans un bar lors d'une averse). Mieux qu'un éloge assez plan-plan, vu et re-revu, de la différence ou de la marge, Laurence Anyways est un poème d'amour fou comme les aimaient les surréalistes, où la peur de perdre l'autre est proportionnelle à celle de se trouver soi-même, véritablement (trans)porté par le lyrisme intérieur de Poupaud face à l'énergie débordante Suzanne Clément. L'amour s'y mesure d'abord (les quelques hystériques scènes à deux en voiture dans la première demi-heure qui évoque les meilleurs mélos baroques en courte focale d'Andrzej Zulawski) au degré de connaissance et d'empathie qu'on a de l'autre. Autant dire que ça ne dure pas : bientôt l'amour ne se mesure plus du tout, ce ne sont plus que des secousses fulgurantes émaillant dix années de récit, des tremblements d'être à enregistrer sur l'échelle ouverte de Richter, bien au-dessus de tout ce qu'on connait. D'où un goût assuré pour l'oxymore, pour l'excentricité vestimentaire et décorative renvoyant à une terrible nudité et vulnérabilité intérieure. Le fin fond de la dépression est figuré et sublimé par une scène au maniérisme plus proche d'une pub pour Chanel que du Judex de Franju, et que les critiques ont bien tort d'attaquer car son romantisme est aussi morbide et absolu que celui du prologue de Melancholia de Von Trier. Conséquence improbable de cette logique dramaturgique qui ne fait rebondir les scènes que de cause à effets, en « call and response », d'annonces en mise en pratique dans un montage épique, d'une ampleur émotionnelle épatante et remarquablement équilibré pour dessiner, sur 2h40, la trajectoire d'un homme qui exige le corps de femme que la nature ne lui a pas donné, et garder pour autant celle qu'il aime, on décèlera une certaine coquetterie de Dolan, qui empoigne pourtant son personnage comme s'il s'agissait d'une figure historique pour tracer à la brosse les grandes lignes d'un portrait privé, qui le pousse à ellipser toute relation intime par exemple, avec des fondus au noir digne de la préciosité de celui de la Marquise d'O de Rohmer. Pages arrachées au journal d'une relation impossible (comme toute histoire d'amour ? Dolan semble le suggérer...), trous d'air d'un si gracieux vol de l'imagination au long d'un « ni avec toi ni sans toi » reconnu (Dolan cite le Titanic de Cameron comme inspiration), pulsés par une bande originale où se croisent pêle-mêle Duran Duran, Fever Ray, Depeche Mode, Diane Dufresne, Moderat, Craig Armstrong, Visage, ou encore Céline Dion, en parfaisant sa reconstitution et sa joie de raconter les humeurs d'un couple et de son auteur (la fausse piste lors du saut temporel et l'apparition d'une blonde qui suit Fred au supermarché). Laurence Anyways n'est pourtant pas moins grave que d'autres films présentés à Un Certain Regard cette année, à la rigueur moins politique, mais Dolan parvient à connoter enfin positivement l'hyperbolisme cannois (films trop longs, trop sombres, trop poseurs) et sursigner sa propre insolence avec un panache désarmant. Il n'oublie pas un de ses thèmes de prédilection, la communication rompue et strictement conflictuelle entre parents et enfants, et l'acidité dont il peut être capable. Il lui suffit d'un rien pour marquer son attachement à ses personnages, même secondaires, et qui leur donne une épaisseur formidable : preuve en est les quelques secondes après que la sœur ait sarcastiquement proposé à sa mère de lui filer de l'argent pour une dépanne de coke plutôt que pour s'acheter une nouvelle veste, la caméra revenant dans le froid lire frontalement le désespoir grelottant dans l'hiver québécois et la solitude du personnage de Monia Chokri. Ce plan qui dure cinq ou six secondes n'est pas grand chose, mais inscrit un foisonnement de problématiques et une certaine simplicité de mise en scène derrière l'apparente cascade de zooms barrylyndonesque et les torrents d'eau déversés sur Suzanne Clément (figuration finalement simple de ce qu'est « être débordé par l'émotion »). Dolan cherche éventuellement et un peu tôt la maturité, là où -et c'est sûrement mieux- on constate un style qui s'affirme porté à incandescence. Revu débarrassé de l'ambiance marathonienne de Cannes, Laurence Anyways se tient plus fièrement encore comme la grande histoire d'amour que finalement très peu d'auteurs se plieraient à vouloir écrire aujourd'hui, et déjà envahi par une nostalgie qui décidément dévore tout.

Publié le 29 juillet 2012
Superbe film. Magnifique interprétation de Melvil Poupaud. A voir...
  • 1

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