Les adieux à la reine

Origines:
  • France
  • Espagne
Genres:
  • Drame
  • Film historique
Public: Tout public
Année de production: 2012
Date de sortie: 21/03/2012
Durée: 1h40
Synopsis : Soif de pouvoir et trahison règnent en maître aux derniers jours de la cour de Marie-Antoinette. La révolution est inéluctable. Sidonie, une des lectrices de la reine, est aux premières loges. Les couloirs interminables répercutent les appels au secours d'un peuple affamé. Quand ils apprennent la nouvelle de la prise de la Bastille, ces sujets deviennent particulièrement inquiets. Les dernières heures de Versailles ont sonné. La cour agonise.

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Avis des internautesdu film Les adieux à la reine

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Publié le 16 avril 2012
Connaissant le parcours et les goûts de Benoit Jacquot (La Fille Seule, Le Septième Ciel, A Tout de Suite), il était illégitime sinon vain d'attendre de sa part une reconstitution du Versailles de 1789 ou même un témoignage esthète plein d'acuité psychologique à la Marie Antoinette de Coppola. En lieu et place des considérations politiques sur la Révolution qui gronde à Paris durant ces quatre journées cruciales du mois de juillet, le réalisateur de Sade donne à voir une antichambre du drame en forme de boudoir gigogne, sans philosophie mais avec des vraies filles sadiennes, où la vie de cour est assimilée à une rubrique de tabloïd people (la dramaturgie repose sur des cachoteries, secrets de polichinelles et l'interprétation comportementale de la reine) précipitées par l'autarcie de cette petite communauté. Le théorème historique simple d'une fille seule qui marche, court, glisse et tombe (le corps intouché de Léa Seydoux) nous vaut cette utilisation surprenante et peu vue au cinéma des souterrains, galeries et passages dérobés destinés aux valets de Versailles. Le réalisateur se fiche comme d'une guigne de la beauté formelle de ses costumes et accessoires et passe ainsi le plus clair du temps dans les chambres que dans les grandes salles du palais. Variation supplémentaire sur un même thème dans une filmographie obsédée par l'envie de cerner une (jeune) femme prise dans les ambiguïtés de son désir amoureux, non en explicitant sa vie propre, mais au contraire presqu'en l'effaçant. Au lieu de se révéler, elle se dérobera à nous, sera rendue à la nullité de sa condition et de son existence une fois éloignée de sa reine : c'est le sens de la prise en charge par la voix-off finale. C'est pour ça que les actrices se dénudent toujours à un moment donné dans les films de Benoit Jacquot : elles explicitent ce processus difficile d'incarnation, toujours manqué. On sent les limites de la force descriptive de la fiction dans le premier quart-d'heure, plutôt chaotique dans sa mise en place, où l'on trouve même un panoramique particulièrement erratique qui va du visage de Seydoux en passant par celui de Kruger au livre qu'elles tiennent en main sans que l'on ne sache jamais ce qu'on est sensé voir (toujours à contre-temps des répliques). Une fois ce cap passé, l'anecdote atteint un rythme de croisière soutenu qui tiendra, selon le spectateur, d'une balade à moitié-endormie (les yeux mi-clos et cernés de Seydoux) ou du suspense quasi-métaphysique. Jacquot a besoin d'une trame qui tient de l'enquête (L'intouchable), d'une quête (A Tout de Suite) ou du thriller (ici), même très abstrait, pour mettre en chair sa recherche humaniste. Dans ce cadre, il en faut peu pour qu'un gros plan du visage ne soit rien d'autre que le couperet de la guillotine : car il s'agit bien de priver la tête du reste du corps, l'isoler, prouver que le second peut agir sans en référer à la première, que la psychologie est bonne à jeter aux orties. L'interprétation est saisie tout de go dans son naturalisme de rigueur, et il doit effectivement y avoir peu chez lui de la répétition à la prise (Coockies) ; c'est le prix d'une authenticité recherchée qui n'a rien d'un quelconque réalisme -voir les débuts du réalisateur très influencés par la tonalité blanche de Eustache et Bresson. Ce vérisme, il le revendique dès l'introduction par les deux filles au réveil dans la scène originelle (on dirait deux parisiennes d'aujourd'hui). La vraie surprise vient de Diane Kruger, qui trouve son premier rôle d'envergure en langue française, elle qui a toujours été en meilleure posture dans Troie ou Copying Beethoven que dans des polars français de seconde zone (Pour Elle, Forces Spéciales), tout à fait juste dans son délire paranoïaque de la scène au coin du feu ou dans ce tête-à-tête avec Gabrielle de Polignac (rhaa...lovely Virginie Ledoyen) en un mémorable travelling-pano filé. Sur les seconds rôles, le casting comprend tout ce que la France a d'acteurs-réalisateurs (Noémie Lvovsky, Jacques Nolot, Xavier Beauvois) et confine au défilé de mode(s), ce qui ne ressemble guère à la bulle intemporelle proposée. La plus belle idée de Jacquot, c'est encore celle-ci : l'Histoire n'est que le cauchemar d'une servante assoupie sur les marches du palais.

Publié le 2 avril 2012
Un 2 sur 10 attribué par la critique de la DH, déjà ça donne envie d'aller voir le film. Nous voici donc dans Versailles, témoins d'un monde qui s'écroule, un Versailles en jupons essentiellement (évidemment c'est Benoit jacquot qui filme), à suivre les grandes et surtout petites histoires de la cour. Beauté des décors, des costumes et bien sûr des actrices, Jacquot s'emploie à merveille à décrire ces quelques jours qui vont faire basculer la France. Elégant, raffiné, attentif aux détails, un très beau film, bien plus d'actualité qu'il n'y paraît.

Publié le 31 mars 2012
Fascinée par le 18e siècle et la vie de cour de cette époque, je voulais absolument voir ce film. Magnifique vue de Versailles côté pile avec ses couloirs sombres et délabrés réservés au petit peuple, superbe reconstitution de la vie de la "Haute", costumes sublimes mais... Pendant tout le film, j'ai eu cette désagréable sensation d'être à la répétition avec texte. Comme si chaque actuer répétait ses répliques sans grande conviction. Quand l'histoire vous est familière, on recherche avant tout une interprétation. Rien ici

Publié le 30 mars 2012
J'ai apprecie ce film psychologique dans une ambiance a la lumiere des candelabres et bougies. Tout le film tourne a versailles reflete cette atmosphere de l ' ancien regime avec courtisans et divers domestiques. Tres bien filme avec beaucoup d'intimisme et de gros plans .Belle interpretation des protagonistes. On se retrouve vraiment dans l'epoque et a la fin du film on est tout surpris d'etre en 2012 .
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