Le Moine

Origines:
  • Espagne
  • France
Genre:
  • Thriller
Public: Tout public
Année de production: 2011
Date de sortie: 13/07/2011
Durée: 1h41
Synopsis : Le Moine, adaptation d'un classique de la littérature gothique anglaise, décrit l'ascension et la chute du frère capucin Ambrosio dans le Madrid du 17ème siècle. Abandonné peu après sa naissance aux portes d'un monastère, il y a été élevé par les frères, avant de devenir un prédicateur hors pair, suscitant l'admiration de tous et attirant les foules à chacun de ses prêches. Réputé pour sa rigueur et sa vertu, il se croit à l'abri de toute tentation. Jusqu'au jour où il croise le chemin de Valerio, jeune novice mystérieux au visage défiguré qui vit caché sous un masque de cire.
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    5.0/10 3 votes -  critiques
  • 6.0/10  Critiques de DH.be du film Le Moine

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Avis des internautesdu film Le Moine

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  • 1
Publié le 30 septembre 2011
Le Moine sévit dans le sous-genre cinématographique très codifié du film de couvent, qui a donné des produits parfois étonnants au cinéma mainstream (Black Narcissus de Powell/Pressburger, ou le récent Des Hommes & Des Dieux de Beauvois). Malheureusement, Dominik Moll ne parvient jamais à retrouver sa science des climats si prégnants qui rendaient les frontières du réel et du fantastique perméables dans Harry, Un Ami... et Lemming. Il perd aussi des plumes en construction dramatique : là où les crescendos implacables des précités parvenaient à abattre les cartes d'un scénario retors d'un coup de maitre, Le Moine s'appuie de façon trop frêle sur le roman de Lewis, en croyant jouer au plus malin avec le spectateur pour ne réussir qu'à s'enliser dans une suite d'intrigues secondaires sans consistance et laborieusement connectées à la principale. Il manque à cette adaptation ripolinée un point de vue, sur le récit comme dans la mise en scène, mais aussi un corps et une âme. La tentation charnelle qui n'est que trop promise est finalement dérobée in extremis à nos sens (Déborah François en gravure de mode), et sous quel abus d'effets visuels pompiers. Certes la raideur sans profondeur de Vincent Cassel, la diction appliquée et sourcilleuse de Joséphine Japy ne passent pas davantage les plats qu'un diable bonne pâte joué par Sergi Lopez. Le film se montre à l'image de ce casting : improbable, en port-à-faux avec un genre, une tradition sur lequel il tente de souffler une ironie mais qui se vautre dès qu'il s'agit de décoller du réalisme psychologique (un comble pour une adaptation d'un roman du XVIIIè apprécié par Sade !), et avec quelles maladresses de débutant (ellipses mal négociées, montage qui court après les morceaux, narration démiurge en contradiction avec la logique du récit, sur-napage musical). Le plus triste dans ce ratage est peut-être que Moll pense de par son sujet être obligé de tenir ce faux ton de premier degré pesant, alors qu'il y avait moyen de créer de belles zones d'ombres avec moitié moins d'esbroufe. A courir trop de lièvres, Moll les rate tous et rentre bredouille. Il s'handicape de références cinématographiques lourdes à tenir (Bunuel forcément, l'original d'Ado Kyrou, Les Yeux Sans Visage de Franju) dans un pauvre imaginaire gothique de pacotille (des cieux tourmentés, des nuits sans fin, des corbeaux qui se posent sur des croix) qu'on croirait designé par un fan prépubère de Tokyo Hotel puis piégé dans une photographie sur papier glacé (les clairs de lune très concertés de Patrick Blossier). Enfin, le coup de grâce est asséné par le tartinage consciencieux d'une partition d'Alberto Iglésias franchement grotesque, comme à chaque fois que le compositeur ne peut pas se reposer sur un univers aussi affecté que celui d'Almodovar. Il donne ici l'impression de singer les mouvements mélos baroques envoutants de Jorge Arriagada dans le cinéma de feu Raul Ruiz sans leur ampleur ni leur menace sourde. Seule la fin, dans une fulgurance soudaine, emporte les cinq dernières minutes dans une accélération enfin intéressante : procès, errance dans le désert sont les seuls morceaux réussis de la mise-en-scène cadrés dans une subjectivité frôlant enfin la folie, le délire mystique... mais "trop peu trop tard" : ces quelques images habitées ne parviennent qu'à nous répéter que, décidément, Moll est passé à côté de son film.

Publié le 27 juillet 2011
Film sur le style gothique, c'est surtout un effet de style. Il y a bien sûr l'excellente prestation de V. Cassel. Le reste, l'intrigue, le scénario sont édulcorés par rapport au roman. Ce film manque singulièrement de corps malgré un bon début. Les images sont belles, il y a une lumière superbe mais, on s'ennuie malgré tout.

Publié le 18 juillet 2011
belle adaptation sans tomber dans el cliché gothique où le malin = diable avec cornes...

Publié le 18 juillet 2011
Assez beau film avec Vincent Cassel dans un role bien glauque ! pour une fois la trame gothique ne sombre pas dans le gore voir pathétique des code d'un diable avec des cornes :) ...

Publié le 9 juillet 2011
Je ne connaissais pas ce roman gothique de Matthew Lewis. Je l'ai donc découvert sous forme de long métrage; et encore, puisque c'est un remake du film de 1972 de Ado Kyrou. Ce film montre bien que la chair est faible, que les démons peuvent surgir malgré que l'on suive la ligne droite. Puisqu'il est question de tentation, quelques scènes m'ont fait penser à une scène de l'Exorciste où l'on voit le prêtre dans le désert irakien et où un faucon survole le désert avec une musique diablement effrayant. Mais il est également question d'autres choses pas très catholique. Bon film, lent, mais bon film.
  • 1

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