Liberté (Korkoro)

Origine:
  • France
Genre:
  • Drame
Public: Tout public
Année de production: 2008
Date de sortie: 28/04/2010
Durée: 1h51
Synopsis : Théodore, vétérinaire et maire d'un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli P'tit Claude, neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l'institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. Ils sont venus pour faire les vendanges dans le pays. Humaniste et républicaine convaincue, elle s'arrange, avec l'aide de Théodore, pour que les enfants Tsiganes soient scolarisés. De son côté, P'tit Claude se prend d'amitié pour Taloche, grand gamin bohémien de trente ans qui se promène partout avec son singe sur l'épaule. Mais les contrôles d'identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et les Tsiganes, peuple nomade, n'ont plus le droit de circuler librement : Théodore cède alors un de ses terrains aux bohémiens, désormais sédentarisés. Tandis que les enfants Tsiganes suivent les cours de Mademoiselle Lundi, P'tit Claude est de plus en plus fasciné par le mode de vie des Bohémiens - un univers de liberté où les enfants sont rois. Mais la joie et l'insouciance sont de courte durée : la pression de la police de vichy et de la Gestapo s'intensifie et le danger menace à chaque instant. Comme ils l'ont toujours fait depuis des siècles, les Tsiganes devront reprendre la route...
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    7.3/10 3 votes -  critiques
  • 5.0/10  Cote de lalibre.be du film Liberté (Korkoro)

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Avis des internautesdu film Liberté (Korkoro)

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Publié le 9 juin 2010
Tony Gatlif raconte l'histoire avec une caméra humaine, proche des êtres qu'il filme. Il y a des moment de poésie et de sugestions, d'autres symboliques. Encore un tout grand film. Il nous montre une face peu connue de la seconde guerre mondiale. Bravo !!!

Publié le 30 avril 2010
Le sujet du film est poignant en ce qu'il montre la mécanique de stigmatisation et de haine instillée par le nazisme à l'encontre des Tsiganes. Si le cinéma a régulièrement illustré (ou parfois simplement évoqué) le drame des catégories ciblées par Hitler (juifs, communistes, résistants, droit commun) dans ses odieux camps de la mort, il n'avait encore jamais abordé celle des Tsiganes ou Rom. Cet oubli injuste est partiellement réparé et il reste à espérer qu'il y en aura d'autres pour en approfondir la perception des cinéphiles sur le sujet. Il reste à voir si les Tsiganes ou descendants de victimes persécutées en raison de ces origines qui verront ce film se reconnaîtront dans la vision qu'en donne le cinéaste. Découvrir un jour un film sur une des dernières catégories victimes du nazisme à ne pas avoir eu les 'honneurs' du 7e art, savoir les Témoins de Jéhovah (ou 'Bibelforsher') permettrait aussi de combler une autre lacune cinématographique.

Publié le 28 avril 2010
Avec « Liberté », Gatlif revient sur son thème de prédilection, les Tsiganes, et il aborde cette fois-ci un sujet douloureux qui lui tenait à cœur depuis toujours. Il s’agit d’une page très peu connue de la Deuxième Guerre mondiale, celle de l’extermination des Roms par les nazis (sur les deux millions de Tsiganes vivent en Europe à l’époque, entre 250.000 et 500.000 ont été déportés et exterminés). L’histoire du film se déroule dans un petit village de la France occupée. Une famille tsigane y vient pour faire les vendanges, mais une nouvelle loi interdisant le nomadisme empêche les Tsiganes de circuler librement sur le territoire français, sous peine d’emprisonnement. Pour les sauver du camp de concentration, Théodore, le maire du village (Marc Lavoine) leur cède une maison où ils peuvent s’installer. L’institutrice Mlle Lundi (Marie-Josée Croze) s’efforce quant à elle de scolariser les enfants. Mais très vite, l’appel de la route se fait sentir, et les Tsiganes qui ne peuvent rester enfermés entre quatre murs décident de repartir à nouveau en quête de liberté. Plutôt que de s’attarder sur les camps de concentration et l’horreur nazie, Tony Gatlif fait le choix intéressant de se focaliser avant tout sur la vie quotidienne des Tsiganes, sur leur rapport tout particulier à la nature et à la musique, sur leur sens de la famille, leur soif de voyage et de liberté. Dans le personnage de Taloche, un homme resté enfant dans sa tête, virtuose du violon et amoureux fou de la nature, on retrouve toute l’âme tsigane, bien que ce rôle ne soit pas confié à un vrai Tsigane mais à James Thierrée, acteur - musicien - acrobate, et petit-fils de Charlie Chaplin. S’efforçant de casser les clichés véhiculés à l’égard de la population Rom, Tony Gatlif réussit parfaitement à faire transparaître à l’écran la joie de vivre des Tsiganes. Les musiques entraînantes et les joyeuses danses font de « Liberté » un film haut en couleurs. Mais l’opposition trop manichéenne entre les bons (le maire, l’institutrice) et les mauvais (le milicien) enlève beaucoup de profondeur au film.
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