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Publié le 23 septembre 2014  à propos de Enemy
Ce film à des accents lynchiens indéniables, jusqu'au sujet même qui est celui de la difficulté d'assumer sa future paternité, un thème déjà présent dans Eraserhead de David Lynch, même si traité de manière totalement autre. Enemy est un film d'ambiance sourde qui rend très palpable le malaise et la folie d'Adam (Jake Gyllenhaal) mais aussi un film qui triture méchamment les neurones pour essayer de déchiffrer ce que le réalisateur veut nous dire, tout en prenant largement le risque de paumer complètement le spectateur pour peu qu'il ne soit pas attentif au moindre détail et à quelques dialogues lourds de sens. Avoir quelques bonnes notions de psychologie et de psychanalyse constituant sans aucun doute de bons atouts pour y comprendre quelque chose. Si j'ai aimé l'ambiance et la subtilité du propos, je n'ai pas pu m'empêcher de trouver cet exercice de style assez ennuyeux et d'une lenteur étouffante. Je suis donc très partagée quant à ce film, entre un ennui poli et l'analyse fascinante d'un homme qui se perd dans les méandres de la folie.

Publié le 23 septembre 2014  à propos de Gemma Bovery
Adapté du roman graphique de Posy Simmonds, qui était paru initialement en feuilleton dans le journal The Guardian, Anne Fontaine réalise une comédie de mœurs , qui à défaut de transporter véritablement, se regarde sans déplaisir. Divertissant dans l'analyse des personnages, dans leurs petitesses et leurs faiblesses, ce film sympathique finit tout de même par manquer de piquants et de mordants pour convaincre totalement. Le casting est quant à lui impeccable et ce jusqu'aux seconds rôles. Mention spéciale pour Elsa Zylberstein, qui joue avec un naturel confondant une jeune parvenue aussi snob que superficielle et légère, dans tous les sens du terme. Une réalisation soignée et divertissante mais un peu trop moelleuse. Disons que j'aurai préféré la pâte plus assaisonnée et plus croquante au palais.

Publié le 23 septembre 2014  à propos de 3 coeurs
J’aurais aimé vous dire tout le bien que je pensais du dernier film de Benoit Jacquot mais la faiblesse d’un scénario qui s’enlise, le nombre de petites manies (la sempiternelle chemise blanche transparente et le sous-vêtement noir de Sylvie/Charlotte Gainsbourg, l’immuable briquet comme fil conducteur), de métaphores peu subtiles (fumer de manière compulsive pour bien souligner la tension qui habite les protagonistes, le fameux miroir, les problèmes cardiaques reflétant les problèmes sentimentaux) et les invraisemblances qui s’accumulent (avec quelle facilité ces jeunes femmes font leurs valises après une rencontre furtive) font de ce « 3 cœurs » un film assez inegal à plusieurs points de vue. Passons également sur une voix off qui apparait soudainement pour disparaître tout aussi étrangement (un hommage à Truffaut ?), l’utilisation abusive d’un motif sonore qui finit par lasser et un redressement fiscal du maire totalement hors propos si ce n’est de souligner l’intégrité professionnelle de Marc, dont on se fiche complètement. J’ai regretté également le peu de consistance des personnages, dont celui joué par Catherine Deneuve, qui aurait mérité un plus large déploiement que celui de servir les plats tout en n'étant pas dupe mais se gardant bien de juger. Benoît Poelvoorde a déjà été plus convaincant dans ce rôle d’homme blessé et tiraillé. Est-ce le regard des femmes réalisatrices sur l’acteur qui fait toute la différence ? Elles arrivaient en tout cas à le canaliser de manière à lui insuffler une certaine transcendance, ce que visiblement Benoit Jacquot n’arrive jamais à accomplir. Ce triangle amoureux, qui rejoue une trame digne d'une tragédie grecque (un homme aime deux sœurs) dans une famille bourgeoise provinciale, se laisse regarder sans trop de mal mais il ne convainc jamais vraiment.

Publié le 22 septembre 2014  à propos de Sin City: J'ai tué pour elle
On peut résuler le film en 3 histoires en 1 où des personnages se croisent entre les 3. Dwight McCarthy ne parvient pas à enlever Ava Lord de sa tête et recraque pour elle. Nancy Callahan cherche toujours à venger John Hartigan mais n'y arrive guère. Johnny s'acharne à utiliser de ses talents et à prendre des risques contre le sénateur Roark. Le film ne vaut guère par son scénario mais surtout pour son esthétique et son ambiance décalée.

Publié le 22 septembre 2014  à propos de Saint Laurent
Long, long, terriblement long... En particulier la scène de négociation du rachat du nom de "Saint-Laurent" par Pierre Berger à une firme anglophone, scène loooongue agrémentée d'une traduction simultanée inutile et insupportable! Accent mis sur ses diverses dépendances. Gaspard Ulliel, joue bien, mais donne l'impression d'un Yves Saint-Laurent "tout mignon - tout gentil" sans doute un peu trop.

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