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Andrew Garfield : "C’est dur d’être Spider-Man"

Publié le 4 juillet 2012 dans Actu ciné

Le nouvel homme-araignée n’est vraiment pas lisse
Il va falloir inventer un tout nouveau superhéros, Mole-Man (l’homme-taupe), toujours tapi dans sa galerie sans voir plus loin que le bout de son nez, pour échapper au phénomène hollywoodien du moment, Andrew Garfield. Avec son visage de gamin et sa carrure de crevette anorexique (à côté de lui, David Goffin a presque l’air d’un quadragénaire body-buildé…), le nouveau Spider-Man a tissé une toile médiatique imparable pour se flanquer systématiquement devant nos yeux à la télé, sur internet, dans la presse ou sur les affiches publicitaires.

Un phénomène d’autant plus impressionnant que le nouveau pot de colle de nos rétines était encore quasiment inconnu voici quelques mois à peine. Les plus cinéphiles avaient peut-être reconnu le gentil Anton de L’imaginarium du Dr Parnassus, le clone de Never let me go ou le meilleur copain de Mark Zuckerberg, Eduardo, dans The social network, mais les autres font la connaissance de cet Anglo-Américain de 28 ans surtout cantonné jusque-là à des rôles secondaires.

Tous, en tout cas, vont découvrir une personnalité hors normes hollywoodiennes. Que la célébrité ne fait pas rêver du tout. “ Il n’y a rien de pire que de se couper du réel, a-t-il expliqué dans une interview à Radio Times. Je préférerais ne pas être connu car la célébrité corrompt tout : votre vision du monde, votre rapport aux autres, vos sentiments…

Des propos en parfaite adéquation avec ceux tenus quelques jours plus tôt sur une autre radio, NPR : “ J’aime me balader, parler avec les vendeurs ou les personnes qui promènent leur chien en rue. J’aime aussi avoir la possibilité de m’asseoir dans un parc pour discuter avec une famille sans qu’on ne vienne prendre des photos avec moi.

Ok, mais alors, pourquoi avoir accepté d’incarner Peter Parker, un des super-héros les plus connus de la planète ? “ Spider-Man est un personnage que j’ai toujours voulu jouer, explique-t-il à Radio Times. Puis, j’ai compris qu’il s’agissait en réalité d’un travail comme les autres. Le rêve est devenu réalité… et j’ai perdu de mon innocence.

Il n’en fait pas un peu trop, là ? “ Certains jours, c’est génial, mais parfois vous vous sentez perdu. J’ai toujours imaginé que certains rôles me combleraient totalement, émotionnellement et professionnellement parlant. Qu’ils seraient mon Eldorado. Finalement, on n’accède jamais à l’Eldorado. Avant j’étais très compétitif. Maintenant, je ne suis pas sûr que le mot gagner rime à grand-chose.

Des propos qu’on croirait tout droit sortis d’une convention des stars dépressives. Mais Andrew Garfield, lui, préfère rester lucide sur les bons et les mauvais côtés de son métier. “ La réalité de ce travail, c’est qu’il s’agit d’une chose complètement folle dont la fantaisie est exclue. On se retrouve vraiment dans cette combinaison moulante, ce qui n’est pas si génial. C’est dur d’être ce gars-là, croyez-moi.

Comme il a déjà signé pour deux films supplémentaires, on peut parier sans risque qu’il va passer de longs moments avec les spécialistes hollywoodiens de la promo, histoire de lisser un petit peu son discours.


Patrick Laurent

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