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"Je ne voulais pas d'un film folklorique" : interview de Christian Meret-Palmair

Publié le 14 février 2012 dans Actu ciné

Le réalisateur revient sur le tournage du film "Il était une fois, une fois" qui sort ce 15/2 dans nos salles
Trop belge, Il était une fois, une fois ? Voilà une question que Christian Meret-Palmair ne s’est pas posée bien longtemps. Et qu’il a écartée après les premières projections devant un vrai public. “Je pense que les subtilités belges sont bien reçues par les Belges et que ce qui est vraiment propre à votre pays et que les gens ne comprendraient pas, passe par l’enthousiasme des acteurs ou la manière d’expliquer les choses.

Vous ne vous êtes jamais senti perdu au milieu des vannes des Belges entre eux ?
Non ! Parce que justement quand je sentais que c’était trop private joke, je retirais. Si moi-même je ne comprenais pas, c’est sûr que le spectateur risquait d’être perdu. Mais il y a deux ou trois petites choses – le coaching de Charlie à Anne Marivin, par exemple – qui fera davantage rire les Belges parce qu’on y reconnaît l’accent de Liège, Bruxelles ou Namur.

Vous dites qu’on vous a choisi parce que vous êtes le plus belge des réalisateurs français. En quoi ?
À l’époque, quand j’ai rencontré Benoît Poelvoorde, on a coécrit Les portes de la gloire. J’ai été fourré en Belgique pendant presque deux ans. Ensuite, on a fait les Monsieur Manatane, qu’on a également tournés chez vous. Et puis, je suis originaire de l’Est de la France : je connais bien le Luxembourg, la Belgique. Je suis comme un poisson dans l’eau dans votre humour et votre esprit.

On sent un vrai bonheur chez ces acteurs à jouer ensemble. C’était vrai déjà dans Les portes de la gloire. C’est la clef de tout ?
On ne sait jamais si la sauce va prendre ou pas… C’est un peu le hasard des rencontres ! Mais ce quatuor fonctionne parce que chacun a sa propre personnalité. Charlie et Jean-Luc ont vraiment enrichi le propos. Au départ, ça aurait pu être deux acteurs principaux et eux en arrière-plan. Mais par leur enthousiasme et leur personnalité, ils ont pris de la place. À la première lecture, quand François-Xavier Demaison a découvert – entre guillemets – les deux protagonistes belges, on s’est vite rendu compte que ce serait assez explosif!

Quand vous proposez à Stéphane Bern de venir se prendre un poing dans la figure sur votre tournage, il réagit comment ?
(rires) “C’est une bonne surprise ! Non seulement, il a accepté – grâce à Dominique Farrugia –, mais quand il est venu sur le tournage, ça l’a fait hyper marrer. Voilà une participation très dans la ligne de l’autodérision belge. Ça l’a amusé de prendre des coups, de se faire taser, de se faire enrouler dans un tapis. Il a joué le jeu et c’était très marrant. Ce qui est assez chouette dans le film, c’est que sa présence arrive à crédibiliser le fait que tout ce petit monde se fasse piéger. Car Stéphane Bern, c’est tout de même Monsieur Royauté. Il suffit de le voir arriver pour comprendre que ça va déraper pour eux.


Isabelle Monnart

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